Anne-Sophie Alsif, PhD : quand la Chine n’aura plus de concurrence, elle augmentera les prix.

« Nous avons fait le choix d’être un pays de consommateurs plutôt qu’un pays de producteurs. Mais quand la Chine n’aura plus besoin de nous, elle imposera ses prix. Et notre modèle s’effondrera. » Pour Anne-Sophie Alsif, l’Europe a une dizaine d’années pour réindustrialiser et retrouver sa souveraineté économique.

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Nouvelle intervention brillante de la cheffe économiste chez BDO France. C’était dans l’excellente émission « Pour tout dire » sur T18 le 6 mai dernier.

D’après elle, nous n’avons que 10 ans pour réagir et exiger des transferts de technologies à la Chine.

Car oui, chers amis. Nous avons beau être un pays fier que les autres, parce qu’ils sont de mauvaise foi, trouvent souvent arrogant. Nous n’avons plus beaucoup de raisons de l’être…

Nous sommes devenus un pays industriellement sous-développé. Et, si nous ne réagissons pas TRÈS rapidement, cette situation va encore se dégrader.

Car le principal argument de l’Europe, la taille de notre marché, n’en sera plus vraiment un d’ici quelques années.

Anne-Sophie Alsif, PhD rappelle que la zone de libre-échange asiatique est en forte croissance. Parce qu’il est composé d’économies en croissance, à la différence de l’Europe, ce marché sera bientôt d’une taille équivalente au marché européen.

La Chine n’aura donc plus besoin de nous, et pourra nous imposer ses produits, ses normes, ses principes… Et ses prix.

Cela fera s’effondrer notre modèle économique. Ce dernier tente de maintenir artificiellement notre pouvoir d’achat. En important des produits bon marché que la population achète grâce aux transferts sociaux financés par les déficits publics.

D’ici là, la Chine aura laminé ses concurrents européens. Il n’y aura donc plus d’industriels français capables de menacer ses monopoles.

Selon l’économiste, nous avons fait le choix collectif d’être un pays de consommateurs. On taxe plus qu’ailleurs ceux qui travaillent pour redistribuer aux autres. On a voulu privilégier la consommation et les services au détriment de l’industrie. C’est formidable, mais on voit aujourd’hui l’ampleur de notre erreur.

Malheureusement, la conscience de ce problème est encore balbutiante dans l’opinion et au sein de la classe politique. Nous en sommes encore à demander plus d’avantages sociaux. Et plus de taxes sur les entreprises, les travailleurs et les investisseurs.

Se réveillera-t-on à temps pour se réformer ? Dites-moi ce que vous en pensez. Parce que franchement, à écouter les débats actuels, j’ai peur que non.

Les Forces Françaises de l’Industrie sont un mouvement d’entrepreneurs, d’investisseurs et de citoyens. Nous militons et agissons pour refaire de la France un pays qui produit, qui cultive, qui innove et qui construit.

Ça commence par convaincre ceux qui votent qu’il faut urgemment remettre les entreprises, le travail et la création de richesse au cœur de notre système.

Si notre cause vous intéresse, rejoignez nos clubs régionaux.

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