Nicolas Dufourcq : la réindustrialisation passe-t-elle par une réconciliation avec le travail ?

Pour Laurent Moisson, la réindustrialisation exige de trancher un débat philosophique sur le travail, le mérite et l'entreprise, avec Nicolas Dufourcq.

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Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, invité du podcast des FFI sur la réconciliation avec le travail

Et si les rapports tortueux de la France avec l’entreprise, le travail et la réussite venaient d’un débat philosophique non tranché ? Un peu de philo avec Nicolas Dufourcq.

Nouvel extrait de ma discussion avec le patron de Bpifrance. C’était pour le podcast des Forces Françaises de l’Industrie. Discussion disponible en intégralité sur toutes les plateformes d’écoute.

Je me suis récemment fait accuser par des contradicteurs en manque d’arguments de faire de la philosophie niveau CM2.

C’était au détour de la diffusion d’avis sur la crise de l’école qui, de mon point de vue :

  • Ne se résume pas aux violences (lycéennes ou policières, selon le prisme idéologique de celui qui les dénonce).
  • Qui est un symptôme de plus de la crise philosophique et morale qui touche notre pays (et d’une partie de l’Occident) quant à la place du travail dans notre société. Et, par ricochet, la place de l’entreprise, du mérite, de la sélection ou de la non-sélection…
  • Et de leurs conséquences : accepter ou refuser qu’il y ait des différences de revenus et de richesse en fonction des efforts, du talent, de la prise de risque de chacun.

Ayant l’esprit de contradiction, j’ai décidé de répondre à ceux qui me demandent de la boucler en parlant encore un peu plus fort. Et en en remettant une couche sur le sujet philosophique dont on me conteste la pertinence.

D’autant qu’il est pour moi au centre de notre sujet de désindustrialisation. J’en parle beaucoup dans mon premier tome de « Contes et Légendes de la réindustrialisation ». Et j’en fais un élément de compréhension central de nos maux dans le tome 2 que je suis en train d’écrire.

C’est pour cela que je pose ces questions à toutes les personnalités qui passent sur le podcast des FFI. Ce fut le cas pour le patron de Bpifrance, que je remercie :

  • D’avoir retiré sa casquette de banquier,
  • Pour découvrir sa tête de citoyen et la laisser disserter.

Vous allez voir, sa réponse est très éclairante.

Pardon d’insister, mais, selon moi, on ne parviendra pas à réindustrialiser en ne traitant que les conséquences de nos politiques. Il faut aussi se poser la question de « pourquoi » nous aspirons collectivement à des politiques qui nous appauvrissent.

Il est important de trancher ces débats si on aspire à redevenir une puissance économique capable de se payer les avantages sociaux que notre peuple demande. Cela passera par une réconciliation avec le travail, l’effort, l’investissement, la prise de risque et l’entrepreneuriat. À tous les niveaux : de l’école jusqu’au marché de l’emploi.

Mais bon, certains ne sont pas de cet avis. Alors discutons-en !

Oui, j’accepte que cette discussion comporte des insultes à mon égard.

J’ai bien compris que certains ne parviennent plus à s’exprimer autrement. Ils sont tout de même les bienvenus sur cette page dès lors qu’ils acceptent d’être traités avec le niveau de bienveillance qu’ils pratiquent eux-mêmes.

Bon week-end sous les fumigènes !

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