Vers l’Italie, le Monténégro, Dubaï (j’imagine un peu moins en ce moment), les US ou la Suisse. Selon une enquête de Challenges, beaucoup d’entrepreneurs français ont décidé de poser leurs valises ailleurs.
« Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, l’exil s’était globalement tari. Il a repris de façon significative depuis la dissolution et les lois fiscales qui ont suivi. »
La taxe holding ne rapporte quasiment rien. Celle de Zucman n’a pas été votée.
Mais elles ont eu un effet psychologique dévastateur selon Challenges. Nos riches sont partis, partent ou se posent la question de le faire.
Enfin, nos riches… C’est inexact. Car si on écoute les experts, cet exil touche également beaucoup d’entrepreneurs qui sont loin d’être qualifiables d’ultra-riches.
Challenges, qui a interrogé les gestionnaires de fortune, en a fait un dossier spécial très complet. Je l’ai lu. C’est édifiant.
Sur LCI, Pascal Perri n’a pas fait de quartier. « On le sait depuis longtemps, pourtant. La chasse aux riches, c’est contre-productif et ça mène à l’appauvrissement. »
D’autant qu’il y a « une véritable concurrence entre pays pour attirer les détenteurs de capitaux. Car les capitaux, tous les pays en ont besoin pour investir dans leur économie. »
Bref, alors que notre Assemblée nationale s’apprête à relancer les mêmes débats égalitaristes que l’an dernier, c’est à se demander si nos députés ont ouvert les livres d’histoire économique.
De la France des années 1980-2000,
À la Norvège, citée dans ce reportage,
En passant par l’intégralité des pays qui s’y sont essayés…
Toutes les politiques égalitaristes ont débouché sur un appauvrissement généralisé.
« Si le travail est fixe, le capital est mobile », rappelait l’un des participants à l’émission de LCI.
Alors, quand beaucoup de pays cherchent à attirer les investisseurs et les entrepreneurs, pourquoi nos députés continuent-ils, dans l’un des pays les plus taxés du monde, à exciter la jalousie des uns envers les autres ?
On a besoin de nos entrepreneurs pour réindustrialiser. Surtout ceux qui sont les plus performants. Pourquoi continuer à les effrayer ? À les contrarier ?
Le 1er juillet prochain, Le Méridional organise un grand événement à Marseille intitulé « Rester ou partir. Peut-on encore entreprendre en France ? »
Je représenterai les FFI aux côté de Philippe Veran pour expliquer qu’il vaut mieux rester et résister.
Soyons davantage d’entrepreneurs à prendre la parole pour convaincre nos concitoyens qu’un entrepreneur qui réussit, ça profite bien plus à son territoire qu’un footballeur. Alors pourquoi s’en prendre aux uns quand on accepte les salaires vertigineux des autres ?
Nos champions entrepreneuriaux sont autant pourvoyeurs de gloire que nos sportifs quand ils décrochent des médailles.
Pour vous inscrire à l’événement, c’est ici. Entrée libre sur inscription.