Économie et industrie : réparer ce qui dysfonctionne plutôt que casser ce qui marche

Entre école, économie et industrie, la France semble parfois privilégier l’égalitarisme au détriment de la performance. Un réflexe qui peut fragiliser les acteurs qui réussissent au lieu d’encourager leur développement.

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Relever l’industrie et l’économie. Et si nous réparions ce qui dysfonctionne plutôt que de casser ce qui marche ?

En quelques mots, cette journaliste de RTL résume le problème de la France.

Un problème qui nous touche tous ici, car elle parle de l’école. Mais on pourrait prononcer les mêmes mots pour l’économie et l’industrie.

Quelle est cette passion française qui consiste à mettre des boulets au pied de ce qui marche…

Pour corriger l’écart creusé par leur performance, avec ce qui ne marche pas ?

Elle a un nom : la jalousie.

C’est elle qui fait qu’on tombe sur nos entreprises, nos patrons et nos investisseurs qui performent…

Au lieu de les encourager et d’inciter plus de nos compatriotes à suivre leur exemple.

C’est elle qui nous conduit à nous diviser entre voisins pour des raisons de « justice sociale »…

Au lieu de faire corps pour mieux affronter une concurrence internationale qui se mue en politique de domination. (Et demain en colonisation industrielle et numérique de notre pays par les Empires qui se sont réveillés.)

Un constat qui n’est pas que parisien.

Philippe Veran, patron de Biotech Dental Group, grand investisseur dans les PME françaises et adjoint au maire de Salon-de-Provence, en témoigne. Je l’avais interviewé pour le podcast des Forces Françaises de l’Industrie. (Disponible sur toutes les plateformes d’écoute).

L’attrait des écoles privées est national. Parce qu’il y règne encore discipline et exigence. Parce que l’idéologie y passe après la performance.

Un message d’espoir tout de même. Ce que dit la journaliste, ce qu’elle incarne, c’est ce que nous devrions tous être :

Des partisans du service public, qui veulent tout faire pour qu’il soit au meilleur niveau, sans s’acharner sur ce qui est privé.

Aujourd’hui, beaucoup de gens, de gauche comme de droite, pensent cela.

Alors réparons ensemble ce qui dysfonctionne chez nous au lieu de démolir ce qui tient encore debout. Sans pointer du doigt ceux qui font ce qu’ils peuvent, de l’intérieur, pour que ça marche. Ils sont victimes d’un système et des théories fumeuses de quelques technocrates.

Offrir l’égalité des chances à chacun est une belle promesse de notre République.

Une promesse dévoyée par l’égalitarisme de trop de nos concitoyens.

Un égalitarisme qui cherche à éliminer les inégalités en nivelant par le bas. Au lieu de donner les clés de la réussite au plus grand nombre.

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