Il faut faire du protectionnisme le temps de remonter notre retard technologique et de changer notre modèle sociale.

« Le problème n’est pas seulement économique, il est culturel. Nous avons privilégié la consommation et les retraites quand d’autres investissaient dans la technologie, la recherche et l’industrie. »

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C’est à peu près le sens de l’intervention limpide d’Antoine Foucher dans l’émission « Pour tout dire » sur T18.

Pour cet essayiste, président de Quintet, il ne s’agit pas de renoncer au libre-échange pour toujours. Mais de se protéger le temps de changer notre modèle et de remonter notre retard technologique.

Changer notre modèle et notre idéal collectif, dit-il.

Car, selon lui, c’est parce qu’on s’est trompé d’objectif et de projet de société qu’on en est là.

Mettre tous nos moyens pour avoir les retraites les plus généreuses et les plus longues possibles nous a fait décrocher sur notre performance économique et technologique.

Pas parce qu’on a régressé. Mais parce que les autres ont été plus vite que nous.

« L’argent qu’on a mis sur les retraites, on aurait pu l’investir dans l’éducation, dans la recherche… »

À la question du journaliste « Est-ce que la classe politique est prête à changer les choses ? », l’essayiste s’est montré pessimiste.

Selon lui, le niveau de conscience de ce problème est encore trop minoritaire dans la population. Alors, faire campagne pour changer les choses aboutirait à une très probable défaite électorale.

Le problème est culturel, les amis !

Il faut convaincre nos voisins, leur faire prendre conscience que la fête est finie et qu’il va falloir faire des efforts.

Vous en pensez quoi ? Il exagère ?

Les Forces Françaises de l’Industrie sont un mouvement d’entrepreneurs, d’investisseurs et de citoyens. Nous voulons refaire de la France un pays qui produit, qui cultive, qui innove et qui construit.

Pour cela, on réfléchit, on communique, on influence et on aide concrètement nos PME pour qu’elles puissent reprendre leur place centrale dans notre société.

Et qu’elles puissent à nouveau créer suffisamment de richesse pour tous.
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