Comment la France a failli couler ses entreprises familiales pour des raisons de « justice fiscale ».
Hier, nous étions plus de 300 à l’Université Catholique de Lille. Notre événement, organisé en partenariat avec Origine France Garantie et Nord France Invest, soutenu par Arkéa Banque Entreprises & Institutionnels a eu l’honneur d’accueillir :
- Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France.
- De Renaud Dutreil, Natacha Polony, Pierre Gattaz, Louis Gallois et de nombreux entrepreneurs, investisseurs et étudiants.
Ensemble, nous avons rappelé que, les entreprises familiales ne sont pas des vaches à lait qu’on taxe pour éviter de réformer. Elles sont les moteurs économiques de nos territoires. Ce sont elles qui :
- Entretiennent les savoir-faire,
- Créent les emplois,
- Permettent aux populations de rester travailler dans leur région.
De même, leurs propriétaires ne sont pas les profiteurs que certains partis décrivent pour exciter la jalousie des foules.
Ils sont des passeurs de savoir-faire, des transmetteurs de valeurs, d’actifs, des créateurs de fierté qui perdurent d’une génération à l’autre.
Sans eux, l’économie française serait plus financiarisée. Car c’est ce que prouve le carrousel que je vous propose de découvrir en pièce jointe.
Ceux qui ont voulu, sincèrement sans doute, améliorer la justice fiscale en taxant trop les héritages, ont échoué.
Non seulement ils ont encouragé la désindustrialisation. Mais, en plus, ils ont permis la financiarisation d’une bonne partie de l’économie.
Comme le dit Nicolas Dufourcq, patron de Bpifrance, qui était partenaire de notre événement hier : « Des impôts en plus pour les entreprises, ce sont des machines en moins ».
Et donc une productivité qui monte moins qu’ailleurs.
Ne l’oublions jamais. La France n’est pas le monde. Et les entreprises issues de pays :
- Moins fiscalisés, moins contraints, moins complexes,
- Bienveillants vis-à-vis de leurs entreprises et ceux qui les dirigent,
- Comme l’Allemagne, la Suisse ou l’Italie, qui ne taxent pas les transmissions d’entreprise…
… Gagnent en compétitivité relative à chaque fois qu’il vient à l’esprit d’un député d’inventer un nouveau prélèvement.
Il est très étonnant que des politiques d’expérience et des économistes n’aient pas assimilé les leçons des années 1980-1990.
Ce carrousel est là pour le rappeler. Et pour dire qu’il est urgent de défendre le bouclier qu’est le pacte Dutreil. Et l’élargir, comme le propose le ministre Serge Papin.
C’est ainsi que nos entreprises auront le temps de grandir, de devenir solides et de contribuer durablement au financement de nos solidarités.
En payant bien, en formant toujours, en investissant sur leur territoire et en payant leurs impôts dans notre pays.
Que l’État se réforme et fasse des économies au lieu de taxer plus. Que ceux qui veulent briller par des postures de générosité avec l’argent des autres se trouvent d’autres faire-valoir que les familles d’entrepreneurs.