Chers résistantes, chers résistants, chers soutiens.
L’événement que nous avons organisé à Lille avec Origine France Garantie et Nord France Invest sur la transmission des entreprises familiales a été un grand succès. Merci à Arkéa Banque Entreprises & Institutionnels et à La French Fab pour leur soutien ! (Je vous envoie un compte rendu dans les prochains jours).
Et comme le ministre Serge Papin a rappelé à plusieurs reprises :
- Que des dizaines de milliers d’entrepreneurs s’apprêtaient à partir à la retraite et à céder leur entreprise ou leur fonds de commerce.
- Que cette vague de transmissions constitue un enjeu majeur pour notre économie et notre souveraineté : Si ce ne sont pas des Français qui reprennent ces entreprises, certaines fermeront ou d’autres les reprendront.
- Et que nous sommes des gens disciplinés aux FFI…
Nous allons reparler de ce sujet majeur à partir de 18 h 30 lors de notre soirée parisienne du 6 octobre prochain (inscription ici). Ce sera sous un angle différent, mais convergeant. Ce qui nous permettra d’apporter notre petite pierre à ce combat d’importance, notre humble épée à ce grand édifice. Ou les deux. Ou l’inverse.
Transmission d’entreprise : rapprocher cédants et repreneurs
Commençons par une bonne nouvelle. Il semble qu’il y ait de plus en plus de candidats à la reprise d’entreprise. Chaque cédant devrait donc trouver son repreneur. Malheureusement, l’offre a souvent du mal à rencontrer la demande. Notamment parce que les cessions d’entreprises ne sont pas assez préparées côté vendeur ou trop difficilement financées côté acheteurs.
Nous avons donc mis en place un collectif de membres FFI que nous avons chargé d’animer la communauté des repreneurs et des cédants de nos clubs et de s’entourer de toutes les compétences et les moyens pour accompagner ceux qui le souhaitent et les aider à financer plus facilement leur projet. La première mission que nous leur avons confiée (personnellement, j’adore confier des missions) a été de créer un parcours d’accompagnement pour maximiser les chances des uns et des autres de trouver le bon parti : un vendeur quand on veut acheter et un acheteur quand on veut vendre.
FFI Transmission : un collectif d’experts pour accompagner cédants et repreneurs
Vous avez peut-être déjà eu l’occasion de rencontrer Géraldine Arnaud lors de l’une de nos conférences FFI. C’est elle qui a pris le lead sur ce sujet. Eh bien Géraldine n’est pas seule.
Elle s’est en effet entourée d’une équipe d’experts réunissant toutes les compétences nécessaires à la réussite d’une cession ou d’une reprise. Son nom de code est FFI Transmission. Elle réunit :
- Géraldine Arnaud Directrice Générale de Financ’ile, spécialisée dans l’ingénierie financière et fiscale et l’investissement industriel.
- Christine KLAMM qui après une longue carrière chez JPMorganChase s’est lancée dans l’accompagnement de repreneurs d’entreprises. Elle sort, chez Dunod, un livre consacré au sujet à la fin du mois (voir ci-dessous).
- Laurent Cheynet et Corinne PREVITALI, conseil M&A et Financements dédié aux entrepreneurs.
- Macha-Pascale SOKOLOW – avocate associée de GRAMOND AVOCATS – cabinet bien connu sur les opérations de fusions-acquisitions. Elle viendra avec certains de ses associés, notamment Christophe OGER.
Par ailleurs, des partenaires FFI comme EPSA, spécialiste de la recherche de financement public, Groupe Référence (expertise en temps partagé), des banques comme Caisse d’Epargne ou Arkéa nous ont déjà fait savoir qu’ils appuieront leur démarche.
Une communauté de serial repreneurs
De plus, nous disposons déjà d’une communauté naissante de serial repreneurs. Matthieu HEDE, que vous connaissez désormais grâce à notre podcast, en est. (Son interview est ici). Il a récemment bouclé deux opérations qui ont permis à son groupe, MH Industries, de franchir les 60 millions d’€ et nous allons tout faire pour l’aider à continuer sa route.
Philippe Dénecé, DG du Groupe intuis, lui aussi bien connu de notre podcast (ici), qui a réalisé des dizaines d’acquisitions pour les différentes entreprises qu’il a dirigées, nous a promis de nous accorder, lui aussi, un peu de son temps précieux.
J’invite donc ceux qui ont créé des search funds, ceux dont les entreprises sont en quête d’acquisitions ou ceux qui, plus nombreux, sont des repreneurs individuels potentiels, à prendre contact avec les personnes listées plus haut. En effet, elles pourront sans doute vous faire gagner un temps précieux.
L’enjeu n’est donc pas seulement de les transmettre, mais de permettre qu’elles continuent à se développer, à créer de la valeur et à préserver leurs savoir-faire, leurs emplois et leurs centres de décision sur nos territoires.
Longue vie à nos entreprises, longue vie aux FFI, longue vie au FFI Transmission !
Club FFI Invest : nos business angels financent les startups industrielles
Cette démarche sur la reprise d’entreprise fait suite à l’initiative lancée avec succès par notre camarade Raymond BOCH. Il a créé il y a quelques mois le CLUB FFI INVEST, réunissant les business angels de notre communauté.
Il a déjà financé 4 entreprises et ouvre, chaque mois, d’autres opportunités (vous pouvez aller les voir ici). Si vous êtes un investisseur privé et que vous souhaitez mettre une partie de votre épargne au service du développement des startups industrielles qui font notre souveraineté, n’oubliez pas de vous faire connaître de Raymond.
Pour mémoire (Investir dans des PME non cotées comporte un risque de perte totale ou partielle du capital et un risque d’illiquidité) :
- Après avoir bouclé un premier tour de financement de 220 K€ pour la Revue « L’Audace! », créée par Natacha Polony, le CLUB FFI INVEST ouvre une nouvelle tranche de financement de 120 K€, lui aussi dédié aux membres FFI
- AUSTRAL Dx, startup française qui entend révolutionner les analyses cardiopulmonaires grâce aux ondes sonores et à l’IA, après avoir convaincu ses premiers CHU, a donné l’opportunité à Raymond et son orchestre de participer à sa levée d’une première tranche de 2 M€ avant une seconde tranche de 4 M€ début 2027.
- D’autres dossiers arrivent tous les mois. Si vous voulez en savoir plus, c’est ici : https://club-ffi-invest.fr/. La prochaine session de pitch se déroulera le 1er octobre à 18h30. Pour vous inscrire, écrivez à raymond.boch@outlook.com.
Parce qu’on ne va pas s’arrêter en si bon chemin, nous allons compléter ces dispositifs par deux autres.
Le lancement des Forces Françaises de la gastronomie
Nous avions déjà créé une première holding d’investissement avec une quarantaine de membres FFI. Elle a aujourd’hui investi près de 4 millions d’€ sur une dizaine de PME made in France.
Comme cette démarche a démontré son utilité, nous avons donc décidé de la renouveler. Cette fois-ci nous visons un nouveau type d’investissement. Lui aussi va participer à la défense de notre souveraineté en adressant un autre grand secteur de notre économie et de notre identité nationale : l’agriculture.
Comment ? Par le rachat de fonds de commerce qui participent au rayonnement de ceux qui produisent dans nos territoires (en bref, ceux qui achètent des produits issus des exploitations de nos agriculteurs). L’idée est de louer ces fonds de commerce aux restaurateurs, artisans du goût et commerçants de bouche de centre-ville qui ne parviennent pas à les financer, vu la frilosité de certaines banques. Ensuite, une fois les fameux 3 bilans en poche, ils pourront nous les racheter.
Rendez-vous le 6 octobre au Musée Vivant du Fromage
Nous vous parlerons de tout ça lors de notre soirée du 6 octobre prochain à Paris. Inscription ici.
Ce sera aussi l’occasion de lancer notre chapitre consacré à l’alimentation et la gastronomie que nous animerons en collaboration avec l’Encyclie, une association regroupant plusieurs grossistes présents sur le marché de Rungis qui ont décidé de défendre le travail de nos agriculteurs et producteurs contre la progression du grand import alimentaire.
Nous célébrerons d’ailleurs ce lancement au Musée Vivant du Fromage, véritable village gaulois installé au milieu des appartements à 30 000 du mètre de l’Île Saint-Louis. Nous serons appuyés par notre compagnon de route Périco Légasse, toujours disponible pour donner de la voix et du temps pour les causes qui se dégustent pour de vrai, et de plusieurs entrepreneurs venus du marché de Rungis. Notamment Jean-Michel Peuch, grossiste et président de l’Encyclie, dont vous pouvez découvrir le parcours en écoutant ce podcast.
L’Investissement Français (LIF), une plateforme pour financer la réindustrialisation
Notre associé Guillaume LEBEAU quitte l’équipe opérationnelle des Forces Françaises de l’Industrie. Alors, évidemment, nous sommes tristes. Mais pas trop non plus. Car, s’il part, c’est pour lancer L’Investissement Français. Il crée cet écosystème national de financement de la réindustrialisation, avec Pierre-Elie Frossard, membre FFI qui a lancé Souvtech Invest il y a quelques années. Les FFI ont décidé de s’associer à leur démarche en prenant 1/3 de leur capital. Le tout bénéficie de l’agrément PSFP de Les Entreprêteurs.
Certes, cette plateforme d’investissement se veut généraliste et va s’intéresser à de nombreux sujets, mais comme elle profite de l’élan pris par Souvtech Invest dans le secteur de la défense (déjà 4 levées de fonds bouclées sur le secteur), elle a pris une certaine avance sur cette thématique. Souvetech Invest devient en effet partie intégrante de LIF. Pierre-Elie va d’ailleurs s’y consacrer et :
- Bâtir une stratégie dédiée à l’écosystème défense et à la BITD
- Porter la relation institutionnelle
- Fédérer partenaires financiers, experts et autres financeurs autour des PME qui en ont besoin
Reforge France, la plateforme d’investissement en ligne de LIF, accueille déjà trois collectes :
- COSMYX, en fonds propres
- AndroMach, deeptech des drones spatiaux à très haute altitude
- Aviaco, en dette, pour le reconditionnement et la fourniture de pièces d’hélicoptères
Enfin, pour plus d’infos, tout est là : www.lif-investissement.fr.
Voilà donc de nouvelles briques qui s’ajoutent aux services et connexions qu’offrent les Forces Françaises de l’Industrie à leurs membres. L’épargne des Français n’aura bientôt plus d’excuse pour ne pas soutenir les pépites industrielles de nos territoires.
Investir dans des PME non cotées comporte un risque de perte totale ou partielle du capital et un risque d’illiquidité. À bientôt pour de nouvelles bonnes nouvelles.