Si les voitures sont si chères en Europe, c’est en bonne partie à cause de normes trop exigeantes.
Démonstration magistrale de Francois PROVOST, patron de Renault Group. Il était au micro de Dominique SEUX et Claire Chaudière, dans l’émission « On n’arrête pas l’éco », sur France Inter.
Son propos illustre à merveille un problème que toute une partie de l’opinion ne veut pas voir :
- Notre système impose trop de normes. Dans l’environnement industriel, qui est déjà le plus sûr du monde, il veut faire encore plus.
- Cela renchérit considérablement les produits qui sortent de nos usines.
Bilan :
- La compétitivité de nos usines est inférieure à celle de nos concurrents, ce qui accélère les délocalisations.
- Le pouvoir d’achat de nos compatriotes est amputé.
Et c’est ainsi que, dans une Europe qui veut accélérer l’électrification de son parc automobile, les automobilistes gardent plus longtemps leurs vieilles voitures thermiques :
- Qui polluent plus que les voitures neuves.
- Qui sont moins sûres que les voitures neuves.
Nos autorités bienveillantes, qui veulent sans aucun doute assurer notre sécurité et préserver la planète, obtiennent ainsi un résultat inverse.
Trop de normes = c’est trop cher = on n’achète pas les nouvelles voitures = on garde les anciennes, qui polluent plus et sont moins sûres = les objectifs de sécurité et de décarbonation sont ratés.
Le tout en détruisant des emplois en Europe.
On voit bien ici qu’il faut de la mesure et de l’intelligence pour remplacer le dogmatisme.
Je sais bien que, quand on demande de faire plus simple, les défenseurs du système comprennent qu’on ne veut plus de normes du tout. Mais il va falloir continuer à porter ce discours avec courage.
Car l’alliance entre les idéologues et les incompétents est en train de liquider ce qu’il reste de notre industrie. Et le pire, c’est qu’ils ont l’impression de le faire pour notre bien.
Qu’en pensez-vous ?