Nos élevages de prairie sont concurrencés par les fermes-usines du Mato Grosso.
Agriculture, industrie, même combat !
Pourquoi faut-il protéger notre marché ? Parce qu’on laisse entrer des produits qui sont interdits chez nous.
En effet, ça fait mal à l’entrepreneur que je suis de vous le dire, mais le libre-échange, pratiqué comme aujourd’hui, c’est le suicide de l’Europe.
On en parle depuis des années sur cette page concernant l’industrie, sur laquelle la Chine a pris une avance considérable.
On en parle de plus en plus sur la tech, où nous sommes devenus une colonie numérique des États-Unis.
C’est exactement la même chose pour l’agriculture, où des pays comme le Brésil nous inondent de produits qu’il est interdit de produire chez nous.
Le modèle de la ferme française avec des vaches qui pâturent en prairie est attaqué par celui de l’élevage intensif en batterie d’engraissement.
Ainsi, on laisse donc entrer chez nous, sur le continent de la morale et de l’éthique, de la viande qui n’a jamais vu une prairie, qui est dopée aux antibiotiques et aux hormones de croissance.
Ceci tout en multipliant les contraintes, les normes, les lois, les taxes sur ceux qui élèvent selon nos valeurs.
Vous trouvez ça normal ? Votre avis m’intéresse…
Cet extrait est tiré de l’interview que Marine COLLI a donnée au podcast des Forces Françaises de l’Industrie. Il est disponible sur toutes les plateformes d’écoute.