Olivier Brault, Groupe SEB : La plus grande force de la Chine n’est plus le coût du travail, c’est l’efficacité et l’intégration de sa chaîne logistique.
Le Groupe SEB fait face à une concurrence asiatique féroce. Alors, malgré la force de sa marque, malgré sa puissance d’innovation, malgré la qualité de ses produits, il réduit ses effectifs.
On pense encore que la Chine s’en sort parce qu’elle est un pays qui paie mal ses salariés. C’est en partie le cas. Car si les salaires y ont beaucoup progressé, ils sont encore 9 fois moins importants que ceux payés par SEB en France.
Mais aujourd’hui, ça n’est pas ce qui fait vraiment la différence. Leur plus gros avantage, selon Olivier Brault, c’est leur chaîne de valeur. Ils l’ont complètement intégrée. Ils maîtrisent toutes les étapes essentielles à la production de leurs produits.
– De l’extraction des matières premières, qu’on se refuse à vraiment relancer chez nous.
– À la livraison des produits finis.
Nos industriels sont aujourd’hui dépendants de beaucoup de composants venus des chaînes logistiques asiatiques et de matières premières venues d’ailleurs.
Eux ont repensé leurs accords géopolitiques, leur stratégie industrielle, diplomatique, financière et logistique pour renforcer leur souveraineté.
Cela n’a pas été notre cas.