Souvenez-vous. Nous en parlions ici il y a quelques jours sur notre page : La vente imminente de ce fournisseur du Rafale et de nos sous-marins nucléaires venait d’être annoncée par Tikehau Capital. Un fonds français doté d’argent public.
Ceci nous était apparu réellement problématique pour plusieurs raisons :
– Chaque jour qui passe voit son lot de déclarations sur notre nécessaire réarmement.
– Chaque jour qui passe voit son lot de déclarations de Trump ou de son équipe illustrant la façon dont ils traitent leurs alliés. C’est-à-dire parfois plus mal que ceux qui ne le sont pas (ses alliés).
Or, le droit américain oblige les entreprises appartenant à des Américains à :
• Transmettre leurs données confidentielles à leurs services de renseignement, notamment les secrets de fabrication.
• Ne pas vendre leurs produits à un pays lorsque les États-Unis ne le souhaitent pas. Les pièces fabriquées par LMB étant embarquées sur le Rafale et nos sous-marins, on peut imaginer que les Américains puissent s’opposer à la vente de ces appareils à certains clients potentiels de Dassault Aviation ou NAVAL GROUP.
Nous avons donc copieusement alerté. En appelant Sébastien Lecornu et Eric Lombard (respectivement ministres de la Défense et de l’Économie) à faire jouer le décret mis en place par Arnaud Montebourg. Ce dernier permet de bloquer les ventes d’entreprises stratégiques lorsque les intérêts de la France sont menacés.
Comme le ministre l’indique sur cette vidéo, il semblerait que l’examen de son blocage soit à l’étude. Le gouvernement envisage deux possibilités :
– Imposer des conditions garantissant que la production de LMB reste en France et que les données confidentielles soient protégées.
– Bloquer purement et simplement la vente.
Le risque est que la première solution, insuffisante de notre point de vue, soit privilégiée. Pourquoi ? Parce qu’il n’y aurait pas d’acheteur souverain en mesure de se substituer à l’acheteur américain.
Hier, chez GLOBAL INDUSTRIE, j’étais avec Philippe RIVIERE (ACI GROUPE et membre du club FFI). Nous y avons rencontré Marc Ferracci. En marge de la rencontre avec le ministre de l’Industrie, Philippe et moi regrettions qu’ACI GROUPE ne soit pas encore en mesure de se positionner sur un tel rachat.
« C’est un an trop tôt pour moi. », m’a-t-il confié.
L’idée de tenter une opération financière syndiquée, emmenée par ACI GROUPE, a alors émergé. Ce serait une sorte de « crowdfunding » impliquant plusieurs fonds qui se cotiseraient pour se substituer aux Américains.
Qu’en pensez-vous, chers membres de la communauté ? Philippe RIVIERE, toujours partant ?