Olivier Lluansi alerte : “La France perd 5 000 emplois industriels par trimestre” — mais 60 000 postes restent vacants

Selon Olivier Lluansi, la France perd désormais 5 000 emplois industriels par trimestre, malgré plus de 60 000 postes non pourvus. Après le “printemps de la réindustrialisation”, l’expert — professeur à Mines Paris et membre des FFI — constate un net recul : fermetures d’usines, désengagement des territoires, perte d’attractivité de l’industrie. À l’origine ? Un imaginaire collectif obsolète, hérité d’une époque où les usines étaient synonymes de pénibilité et de pollution. Pourtant, partout émergent les néo-industriels : des entrepreneurs qui recréent des filières, innovent, produisent localement et redonnent du sens au Made in France. C’est pour amplifier cette voix que les FFI ouvrent des clubs partout en France — 14 en six mois, et déjà 10 nouveaux à venir. Le 12 décembre à Nice, Olivier Lluansi viendra partager sa vision d’une renaissance industrielle portée par celles et ceux qui fabriquent encore dans notre pays.

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Olivier Lluansi : « La France a ainsi perdu 5 000 emplois industriels par trimestre depuis mi-2024. » Pourtant, 60 000 postes restent vacants.

Après l’élan du « printemps de la réindustrialisation » (2022-23), ce professeur à l’École des Mines, ex-conseiller industrie d’un président de la République, s’attendait à un été éclatant en ouvertures d’usines.

Sa tribune, parue dans Les Échos le 9 novembre dernier, montre sa déception. Au lieu de l’été, nous sommes entrés dans l’hiver industriel.

Si vous voulez écouter Olivier, membre FFI, il sera notre intervenant au club FFI ALPES MARITIMES le 12 décembre. Chez Jessika BELTRA (Cliquez pour vous inscrire).

Fermetures d’usines, faillites, licenciements… Depuis mi-2024, 5 000 emplois industriels disparaissent par trimestre.

Partout, l’enthousiasme des Territoires d’industrie s’essouffle. Ceci malgré la conscience collective qu’il faut produire à nouveau pour préserver souveraineté, environnement et cohésion sociale.

Il l’écrivait déjà dans son livre « Réindustrialiser : le défi d’une génération ». Selon lui notre imaginaire collectif reste marqué par la peur des usines d’hier, bruyantes et polluantes, de l’aliénation au travail et du chômage industriel.

Ce décalage entre raison et émotion se traduit dans les chiffres : si 80 % des Français soutiennent la réindustrialisation, moins de 10 % encourageraient un proche à y travailler, et plus de 60 000 postes restent vacants.

Cette aberration dans un pays au 7,5 % de chômeurs, s’explique, selon lui, par un déficit d’image. L’hashtag#industrie souffre d’un manque d’attractivité et d’un récit collectif obsolète.

Aucun cadre idéologique fort — ni « contrat social » ni utopie politique — ne donne aujourd’hui sens à cette renaissance.

Pourtant, constate-t-il, la réponse existe déjà : celle des « néo-industriels ». Partout en France, ces femmes et ces hommes recréent des filières, innovent, produisent localement et prônent la sobriété, la circularité, le hashtag#MadeinFrance.

Ils ne bâtissent pas des empires mais des collectifs, des grappes d’entreprises engagées dans la reconquête de notre souveraineté.

Ces entrepreneurs forment le noyau de la renaissance industrielle. Leur force, discrète mais déterminée, incarne un projet de société : celui d’une nation qui retrouve fierté et indépendance.

Encore faut-il qu’ils fassent entendre leur voix et redonnent à l’industrie sa place dans les cœurs et dans l’imaginaire collectif.

C’est justement pour cette raison que nous ouvrons des franchises de nos clubs FFI dans toute la France : 14 ces six derniers mois. Dix de plus ouvriront bientôt.

Tous sont des retentissantes tribunes pour ceux qui fabriquent notre économie : les entrepreneurs.

Le 12 décembre, à Nice, Olivier viendra présenter sa vision et offrir les droits d’auteur de son livre à l’association Origine France Garantie.

Gilles ATTAF y sera donc. Moi aussi. Car écouter Olivier Lluansi parler d’industrie, c’est un cadeau de Noël avant l’heure.

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