Partir ou rester ? Est-il encore possible d’entreprendre en France ?

Face à la reprise de l’exil entrepreneurial et aux difficultés croissantes des entreprises françaises, de plus en plus de dirigeants refusent pourtant de renoncer. Leur pari : réformer le pays plutôt que le quitter.

Publié le

Modifié le

Rédigé par

C’est le titre de l’événement qu’organise Le Méridional le 1er juillet prochain à Marseille.

J’y prendrai la parole aux côtés d’autres membres de nos clubs FFI : Philippe Veran et Arnaud Montebourg.

La question de l’exil entrepreneurial agace ceux qui ne veulent pas voir la réalité en face.

Notre État, celui qui a fait la France et qui a été si efficace, s’est égaré.
– Il met toute son énergie à surréglementer le détail de nos vies. Au point de les bloquer. Surtout quand on est entrepreneur.
– Mais il oublie de gérer ses grandes missions. Notamment les équilibres budgétaires qui dérivent et menacent notre système de faillite.

Pour éviter des réformes que notre peuple capricieux trouve impopulaires, il surtaxe les entreprises et ceux qui les possèdent.

Mais même en leur faisant les poches (et celles des classes moyennes), ça ne suffit plus. Après des décennies de déni, de plus en plus d’élus s’inquiètent publiquement de l’inévitable dégradation d’avantages sociaux qu’on croyait acquis.
– La baisse de qualité des services publics est constatée par tous ceux qui fréquentent nos écoles et nos hôpitaux.
– De plus en plus d’experts alertent sur un probable effondrement des pensions de retraite si on continue à ne rien faire.

Devant notre réticence collective à agir pour éviter le mur qui s’avance, certains quittent le navire. Et ce ne sont pas les moins utiles.
– L’exil fiscal a repris chez les entrepreneurs et les investisseurs. Et ceux qui ne sont pas partis recommencent à en parler.
– Les jeunes diplômés de nos meilleures écoles, mais aussi des experts confirmés dans de nombreux métiers stratégiques, s’expatrient de plus en plus.

On les juge, on les critique. Mais ils s’en vont.

On en parlera sur scène. Mais nous sommes également nombreux, chez les entrepreneurs, à estimer qu’on peut encore sauver les choses.

On peut réformer la France et réparer notre système, comme le dit Olivier Lluansi, si on convainc les Français qu’il est urgent de le faire.

Et pour cela, de plus en plus d’entrepreneurs s’expriment. Quitte à affronter les critiques et les insultes des rageux. Parce qu’il faut briser le monopole de la parole qu’ont ceux :
– Qui nous ont conduits dans cette impasse ;
– Qui ne comprennent pas que c’est dans les entreprises qu’on crée la richesse capable d’arrêter le déclassement français.

Nous décrirons sans concession un système qui ne marche plus.

Mais nous dirons aussi, comme Arnaud Montebourg et Olivier dans cette vidéo, qu’il faut rester et se battre. Plutôt que d’abandonner notre pays et de partir.

Venez nous écouter nombreux. Inscription gratuite ici : https://lnkd.in/dz4WT6Xy

Les FFI rassemblent des entrepreneurs, des investisseurs et des citoyens. Nous agissons collectivement pour refaire de la France un pays qui produit, qui cultive, qui innove et qui construit.

Rejoignez nos clubs !

Nos derniers articles