Décentraliser pour réindustrialiser : la leçon de Jean-Louis Borloo et de l’usine Toyota de Valenciennes

Jean-Louis Borloo raconte comment Valenciennes a décroché la première usine Toyota construite hors du Japon : une victoire du local sur la technostructure parisienne. Décisions rapides, confiance mutuelle et coopération syndicats-élus ont permis d’attirer un projet convoité par 40 sites. Une démonstration : la réindustrialisation se gagnera sur le terrain, pas dans les bureaux ministériels.

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Décentraliser et simplifier pour faire revenir les usines. L’exemple édifiant de Jean-Louis Borloo et de l’usine Toyota de Valenciennes.

La construction de la première usine Toyota construite hors du Japon et hors zone Dollar, à Valenciennes Métropole fut une « épopée de la confiance ».

Où « de braves mecs de province ont juste fait leur boulot. »

Ils « n’ont pas appelé un ministre, ni pris des cabinets de communication ». Mais ont pris des décisions rapides, concertées, en local, pour gagner un dossier convoité par 40 sites dans le monde.

Ils ont été négocier avec les agriculteurs pour avoir les bons terrains, proches de l’autoroute. Ils ont fait des travaux pour recevoir les enfants japonais dans leurs écoles avant de savoir s’ils allaient gagner.

Parce qu’ils savaient que la France avait une image de pays à forte conflictualité sociale, ils ont demandé à la CGT et la CFDT de porter le projet.

Comme quoi, en local :
– On sait mieux dépasser les clivages idéologiques.
– On sait souvent mieux se faire confiance et s’entendre pour gagner.

Depuis, l’usine Toyota Motor Corporation de Valenciennes Métropole est l’usine automobile la plus productive de France.

Jean-Louis Borloo estime qu’en libérant les initiatives locales.
En permettant aux élus de terrain de décider et de prendre leurs responsabilités.
En les libérant de la technostructure parisienne.

On relancera la France.

Écoutez-le, c’est rafraîchissant.

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