Je suis très fier d’avoir co-signé, au nom des Forces Françaises de l’Industrie, une tribune dans Les Echos sur ce sujet. Avec Matthieu Boeche (collectif 300 pour la France) et Gilles ATTAF pour Origine France Garantie.
Nous sortons d’une époque où nous pensions la paix éternelle. Nous avons alors préféré réduire les commandes militaires :
– Donc affaiblir notre base industrielle,
– Donc diminuer sa capacité à créer de l’emploi.
Et, pour compenser les pertes d’emplois, nous avons dépensé beaucoup d’argent en prestations sociales.
Alors que la guerre est revenue sur le continent européen, il semble urgent de changer notre façon de faire. Et de nous inspirer de ce que font beaucoup d’autres pays comme la Chine, l’Inde ou les US.
Matthieu Louvot, directeur de la stratégie d’Airbus, le disait lors de son audition au Sénat :
– L’État français et l’Europe, par leurs achats publics, ont moyen d’entraîner une dynamique d’innovation, d’industrialisation et de souveraineté.
– Comme le font déjà les États-Unis. Ils parviennent ainsi à créer des champions civils grâce à des commandes militaires.
Nous ne disons pas autre chose dans notre tribune.
Notre réarmement aura évidemment un coût. Mais, bien orientés, nos investissements militaires pourront devenir un moteur :
– De réindustrialisation,
– De souveraineté technologique,
– De compétitivité.
La loi de programmation militaire prévoyait d’atteindre 2 % du PIB en 2025, mais ce seuil apparaît désormais fragile.
À l’horizon 2030, plusieurs experts estiment qu’il faudrait viser 2,5 à 3 % pour préserver la crédibilité stratégique du pays. Dans un contexte budgétaire contraint, la question centrale est donc de transformer cet effort en avantage durable.
Les conflits modernes reposent sur la supériorité technologique : drones, robotique, intelligence artificielle, cybersécurité, énergie et logistique. Or ces technologies sont duales et irriguent déjà l’économie civile.
La France dispose d’atouts majeurs : un tissu industriel complet, 3 000 entreprises, 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires et des exportations dynamiques.
À condition de choix politiques clairs, de commandes publiques lisibles et d’un cadre stable d’investissement, la défense peut devenir un levier central de la réindustrialisation française.
Sécurité, souveraineté et prospérité sont désormais indissociables.
Au-delà de cette tribune, nous sommes heureux, avec Raymond BOCH que notre club FFI Invest ait participé à la levée de fonds de Skydrone Robotics.
Car influencer et militer, c’est bien. Mais faire des choses concrètes pour l’industrie, c’est encore mieux.
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