Valeur travail : la désindustrialisation a aussi détruit les habitudes de travail

Pour Nicolas Pomiès, la perte de la valeur travail dans certaines régions françaises s’explique aussi par la disparition des usines et des emplois industriels.

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La perte de la « valeur travail » s’est faite aussi parce que, dans des régions entières, il n’y avait plus de travail.

Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dire :
– Que la valeur travail s’est perdue en France.
– Qu’elle a reculé, notamment dans les plus jeunes générations.

Il est intéressant d’écouter l’avis de Nicolas Pomiès.

Il s’est élevé socialement grâce à son travail. En gravissant toutes les strates de la hiérarchie industrielle (il a commencé ouvrier et a été patron). Il a pu voir, dans sa région, les ravages de la désindustrialisation et de la disparition du travail.

« Il y a des familles où on n’a pas travaillé depuis des générations », dit-il.

Selon lui, pour que certain, au chômage depuis plusieurs générations, se remettent au travail, il y a toute une pédagogie à faire. Et « ça ne peut fonctionner que si les emplois sont là et les usines sont là. Or, ça n’est pas le cas. »

Nicolas Pomiès est aujourd’hui vice-président d’une mutuelle ouvrière, Mutuale. Aux FFI, on aime beaucoup cette mutuelle (qui est la nôtre). Car elle investit une part importante de ses réserves obligatoires dans des entreprises qui produisent en France. Et qui paient leurs cotisations en France.

Retrouvez l’intégralité de son interview sur notre chaîne de podcast « Forces Françaises de l’Industrie ».

Elle est disponible sur Deezer, Spotify, Apple Podcasts ou YouTube.

Bonne écoute.

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