Chaque année, la moitié des entreprises à céder ferment faute de repreneur. Les FFI lancent leur offre d’accompagnement à la transmission.
En effet, l’enjeu est immense : 500 000 chefs d’entreprise partiront à la retraite dans les 10 prochaines années. C’est autant d’entreprises qui chercheront repreneur.
Pas uniquement des petites : la moitié des ETI françaises sont concernées. Plus de 3 millions d’emplois sont en jeu.
Or, 50 % des entreprises à céder ferment faute de repreneur.
Serge Papin, ministre des PME, a donc fait du sujet une cause nationale.
De plus, Géraldine Arnaud, membre FFI nous a proposé de prendre en main le sujet. Banquière d’affaires et gestionnaire de conglomérats familiaux depuis des années, elle a structuré un parcours pour ceux d’entre nous qui souhaitent acheter ou vendre une entreprise.
Quand on est chef d’entreprise, on ne sent pas les années passer. On a du mal à se dire qu’on va un jour devoir arrêter et confier le fruit de tant de travail à quelqu’un d’autre.
D’autant qu’en France, selon Géraldine, nous n’avons pas la distanciation que beaucoup d’entrepreneurs anglo-saxons ont avec leurs aventures professionnelles.
Culturellement, ils la voient comme un actif qu’il faut faire grandir, valoriser et transmettre avant de recommencer ou de s’arrêter.
Pour nous, Latins, c’est plus une affaire émotionnelle. Souvent, céder c’est un peu perdre sa raison d’être, abandonner les siens, ne pas vivre les projets d’avenir qu’on envisage pour sa PME… On a du mal à regarder objectivement la chose.
On rêve parfois de voir ses enfants prendre la suite. Mais la vie d’entrepreneur et ses engagements qui ne s’arrêtent jamais ne plaisent pas à tous. Alors, on doit trouver quelqu’un d’autre qu’on a du mal à trouver.
Et quand on le trouve, on n’est pas forcément dans le bon état d’esprit. Céder, pour nous, c’est un peu marier l’un de ses enfants. On y voit :
– Tous les risques d’un mauvais choix pour l’être aimé dont on confie l’avenir à un inconnu.
– Tous les moments de vie qu’on a investis dans cette relation.
Alors, on prépare tard, et souvent mal, sa transmission. Et on y met un prix subjectif, celui de l’émotion et du souvenir. Un prix que le repreneur ne comprend pas toujours… Vu qu’il n’a pas vécu ces moments, lui.
Géraldine Arnaud a vu cela 100 fois lors des nombreuses opérations qu’elle a supervisées. Elle en a fait une méthode, qu’elle est en train d’adapter aux spécificités des PME membres des FFI. Elle s’apprête d’ailleurs à sortir un livre, que nous publierons sous peu.
Elle nous a convaincus, a réuni une équipe capable d’accompagner les FFI qui :
– Souhaitent céder leur entreprise.
– Souhaitent racheter une entreprise.
Notre objectif : que la rencontre se fasse et qu’elle se conclue.
Aujourd’hui, elle donne une conférence au club FFI Le Havre Seine Normandie. Chez notre franchisé Gérald BERTIN. Elle y parlera à guichet fermé !
Vous voulez rejoindre l’équipe ? Racheter ou transmettre ? Rejoignez les FFI.