Polémique sur Bernard Arnault : Combien la jalousie sociale coûte-t-elle à la France ?

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Le récent article du Monde le démontre. Une partie de nos intellectuels ne supporte toujours pas la réussite entrepreneuriale. Surtout pour une entreprise familiale.

Car oui, LVMH est une entreprise familiale. C’est même la plus grande d’Europe. Le fondateur prépare patiemment ses enfants à lui succéder. Et ça, pour certains, c’est aussi scandaleux que de réussir en affaires.

D’autant que le groupe vient d’annoncer des résultats étonnamment résilients. Alors que le monde du luxe est en crise, LVMH a fait un bénéfice stable à 5,7 Mds. Le dynamisme des derniers mois laisse même envisager une reprise. C’est une performance.

Évidemment, dans un pays qui cherche partout de l’argent pour continuer à faire croire que son modèle égalitariste fonctionne sans besoin de réforme, ce magot fait saliver.

Sur un air de « si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle », certains se projettent dans l’irréel.

« Si on prenait sa fortune, on n’aurait plus de déficit ! » Certes. Pendant un an. Et l’année d’après, il faudrait trouver un autre Bernard à plumer. Malheureusement, nous n’en avons qu’un. Et les plus petits Bernard se seraient enfuis entre-temps. Tant pis pour leurs entreprises, les emplois et les cotisations.

Le débat budgétaire annuel s’approchant, on cherche une polémique pour éviter de parler réforme et économie. La chasse aux riches, toujours très populaire, pourrait faire l’affaire, une nouvelle fois.

Mais parce qu’il faut bien se renouveler, je vous propose un autre sujet. Tout aussi polémique. Si on parlait du coût de notre jalousie fiscale ?

La France face au coût économique de la défiance envers ses entrepreneurs

Ce fléau ruineux, joliment maquillé sous le terme de « justice fiscale », a fait des ravages dans les décennies 1980 à 2000. Pierre Gattaz en parlait très bien dans l’interview qu’il nous a accordée il y a quelques mois.

L’explosion de l’ISF et des droits de succession avait conduit de nombreuses familles entrepreneuriales à vendre, fermer ou déménager. On avait autant d’ETI qu’en Allemagne en 1980. Ils en ont 2,5 fois plus que nous aujourd’hui.

On sait cela. Nous avons aujourd’hui le recul historique pour cesser de le nier.

Partout dans le monde, on assiste au réveil des empires. Les politiques mercantilistes dignes de la République de Venise ou des Médicis revoient le jour. Les États s’allient avec leurs entrepreneurs. Ils investissent des milliers de milliards derrière eux. Pour prendre des avantages stratégiques, imposer des dominations économiques ou s’en défendre.

Pendant ce temps, en France, on se demande encore s’il n’y aurait pas trop de riches et d’entreprises familiales.

Aux FFI, on va donc faire le contraire. Le 24 avril prochain, à Lille, nous célébrerons les entreprises familiales. Et l’impact positif qu’elles ont sur nos territoires. Inscription sur notre site.

Quant à Bernard Arnault, Pierre Gattaz le dit très bien ici : Si on en avait 15 comme lui, la France serait sauvée.

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