La dette française et l’état de ses finances publiques inquiètent les marchés internationaux.
C’est l’un des faits marquants qu’a retenu Annalisa Cappellini dans sa revue de presse de rentrée sur BFM Business. VOIR L’EXTRAIT.
Selon les analystes financiers qu’elle cite (Financial Times et Bloomberg) :
– Nos finances publiques sont à la dérive.
– La très inquiétante période de notre débat budgétaire approche.
– Et la plupart des analystes financiers n’en attendent aucune réforme majeure visant à faire des économies.
Les déclarations farfelues de certains partis politiques qui considèrent :
– Que la dette n’est pas un problème. Et qu’on peut en mettre une partie au feu,
– Que les milliardaires sont des nuisibles et les investisseurs des moutons à tondre…
… n’ont visiblement pas rassuré nos créanciers. Il faut dire que ces partis ont une capacité de blocage de l’Assemblée nationale et représentent une part importante de l’électorat.
Bref, selon les grands argentiers du monde, il y a de quoi s’inquiéter.
On pourrait s’en moquer et continuer à dire qu’on ne va pas écouter tous ces libéraux qui ne comprennent rien aux bienfaits d’une économie administrée.
Malheureusement, c’est à eux qu’on emprunte de l’argent. Donc, on doit accepter leurs avis et leurs règles. Des règles qui font monter le coût de notre dette.
Au point que la France emprunte depuis quelque temps plus cher que l’Italie, comme le rappelle ici Annalisa Cappellini. L’Italie, qui a longtemps été considérée comme le malade de l’Europe avant qu’elle effectue sa réforme des retraites.
Souvenez-vous. Cette réforme a été imposée par une Troïka composée de la BCE, de la chancelière allemande et… du président français de l’époque. Car oui, Mesdames et Messieurs, nous nous permettions encore, à cette époque, de voler au secours de pays endettés en leur imposant des réformes économiques que nous n’avons jamais prises. Le coq, notre mascotte nationale, est décidément le seul oiseau capable de chanter tout en ayant les pieds dans la boue (Coluche).
Alors, c’est assez humiliant de se dire qu’on est aujourd’hui considéré par les marchés comme étant en plus grande difficulté que le pays à qui on faisait la leçon hier.
Mais il y a pire que ce que nous rapporte Annalisa Cappellini. Car, il y a quelques jours, plusieurs économistes, dont Marc Touati, ont signalé que la France empruntait désormais plus cher que la Grèce !
Je ne sais plus lequel d’entre eux rappelait sur un plateau qu’on se rassure encore en disant que « la France n’est pas la Grèce ». Tout en oubliant que les Grecs, avant que la crise de leur dette ne les plonge dans 15 ans de privation, disaient « Rassurons-nous, la Grèce n’est pas l’Argentine ».
Espérons que nous réagirons lors du débat budgétaire qui va s’ouvrir. En prenant, cette fois, les réformes qui s’imposent plutôt que de nous laisser embarquer dans une chasse aux riches, certes très divertissante, mais qui ne va faire qu’empirer les choses.