Après le Mercosur, l’Europe signe un accord de libre-échange agricole avec l’Australie.
L’accord de libre-échange signé avec le Mercosur a été très mal vécu par les agriculteurs français. Ils se sentent, à raison, sacrifiés pour permettre à l’industrie automobile allemande de mieux vendre ses voitures.
Alors, pour se faire pardonner, l’UE persévère et signe un accord de libre-échange avec l’Australie. Là-bas, les éleveurs utilisent des produits et des méthodes interdits chez nous. (L’Europe et la France ont contraint les agriculteurs à ne plus les utiliser.)
Heureusement, l’accord promet que la viande importée respectera scrupuleusement les normes européennes. Je trouvais ça rassurant jusqu’à interviewer Marine COLLI, co-fondatrice de Les Voix Agricoles et experte du sujet.
C’est d’ailleurs en lisant sa page que j’ai appris pour l’accord avec l’Australie.
Selon elle, l’Europe ne parvient :
– Ni à protéger ses agriculteurs.
– Ni à protéger ses consommateurs. Beaucoup de produits agricoles importés montrent que les normes de production utilisées par les pays partenaires ne sont pas conformes à nos normes.
Bref, on signe de beaux contrats qu’on n’a pas les moyens de faire appliquer.
Un peu comme les normes industrielles dans le textile que dénonce souvent Gilles ATTAF et Origine France Garantie. Pour rappel, une immense majorité des produits Shein contrôlés se révèlent non conformes à notre législation. Mais on en contrôle un pourcentage tellement faible que tout le reste passe.
Donc, pour faire court :
– On contrôle de façon implacable les producteurs français. Au point de les étouffer.
– Mais on ouvre grand les vannes aux producteurs des autres pays du monde. Sans vraiment les contrôler.
Devinez ce que ça va donner à la fin ?
Hier, j’étais au Marché international de Rungis avec des grossistes qui veulent s’engager pour la défense de ceux qui produisent dans nos territoires.
À les écouter, chaque année, les parts de marché des produits qui viennent du grand import progressent sur le marché.
Ces entrepreneurs suivent ce que nous faisons pour l’industrie aux FFI. Ils nous demandent d’intégrer le monde agricole à notre démarche.
J’en avais parlé plusieurs fois avec Marine COLLI et des membres de notre club FFI en Auvergne. Ainsi qu’avec des personnalités comme Perico Legasse.
Les agriculteurs sont des producteurs. Ils participent à notre souveraineté. C’est donc tout naturellement que nous les accueillons, ainsi que tous les entrepreneurs de l’alimentation et de la gastronomie :
– Dans nos assemblées (nos clubs régionaux),
– Dans notre club d’investisseurs (piloté par Raymond BOCH),
– Et sur nos médias.
L’interview de Marine COLLI dont est issu cet extrait est disponible en intégralité sur toutes les plateformes d’écoute. Nos chaînes y portent le nom de Forces Françaises de l’Industrie.
Bonne écoute !