Alain BAUER : « Je crois en la capacité de résistance de ce pays. Ce qui m’inquiète, c’est ce qui est fait pour éviter que la crise arrive. »
Cet échange, sur BFM TV entre Alain BAUER et Sonia Mabrouk, a eu lieu au sujet de la menace russe. Mais ce qu’en dit ce professeur en criminologie pourrait concerner la crise économique et financière qui s’avance.
Il y dit quelque chose d’intéressant sur notre pays :
- Notre incapacité à prévoir les crises et à les éviter par la réforme.
- Notre tendance à nous diviser et à nous perdre en querelles internes au moment de faire le diagnostic sur l’obsolescence évidente de notre système.
- Notre capacité à réagir rapidement et fortement quand le danger est devenu tellement évident qu’il menace notre survie.
Pour avoir beaucoup étudié l’histoire et pour mêler régulièrement ses leçons à mes commentaires sur notre époque, j’ajouterais cette question :
- Est-ce quand le danger nous menace de façon évidente que nous commençons à bouger ?
- Ou est-ce une fois que le coup nous a atteints ? Notre réaction n’attend-elle pas plutôt que nous soyons à terre ?
Certes, nous, Français, avons une capacité incroyable pour nous relever. Mais n’est-ce pas plutôt une fois que nous sommes déjà à terre :
- Que les disputes dogmatiques cessent.
- Qu’on décide enfin de voir la réalité telle qu’elle est.
- Et qu’on parvient à rebâtir un système adapté. Système qu’on ne voulait pas réformer avant.
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