Arnaud Montebourg : comment le souverainisme a quitté la droite et la gauche

Pour Arnaud Montebourg, l’abandon de la tradition souverainiste par la droite et la gauche a contribué à l’essor du RN. Il défend un souverainisme qui pourrait, selon lui, dépasser les clivages politiques.

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« La tradition gaulliste, présente à droite (Seguin) et à gauche (Chevènement), a été écrasée par les partis. C’est pour ça qu’une partie des électeurs sont partis au RN. »

Nouvel extrait de la discussion que j’ai eue avec Arnaud Montebourg. Elle est disponible en intégralité sur notre chaîne Ytb et sur toutes les plateformes de podcast.

Ici, l’ancien ministre devenu entrepreneur explique comment la tradition souverainiste qu’avait défendue de Gaulle a été abandonnée par le PS et la droite.

« Chevènement et Seguin auraient pu se rapprocher pour réunir les électeurs de droite et de gauche qui sont de cette tradition. Ils ne l’ont pas fait. »

À gauche, c’est un progressisme internationaliste qui l’a remplacé. Le rapport « Quelle majorité électorale pour 2012 » du think tank Terra Nova, produit en 2011, le décrit très bien et l’assume.

Il recommandait d’abandonner les classes populaires laborieuses et leurs préoccupations pour se concentrer sur la conquête des progressistes de centre-ville, des jeunes et des minorités.

À droite, c’est un européisme financiarisé, proche du néolibéralisme (mais sans libéralisme économique), qui l’a remplacé. On y parlait de baisse de fiscalité sans jamais enclencher de baisses de dépenses, d’Europe sans lui donner les moyens de protéger ses marchés contre les pays qui trichaient.

Selon Arnaud Montebourg, c’est le RN qui a repris le flambeau du souverainisme. Pourtant, dit-il, le souverainisme est et aurait dû rester transpartisan.

« Jean-Luc Mélenchon portait ces valeurs à une époque. Mais il a arrêté », regrette l’ancien ministre.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Pour cela, nous cherchons à comprendre pourquoi notre pays s’est affaissé afin d’identifier les remèdes.

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