Fleurus produit de la haute maroquinerie au cœur du Cantal. Et il le fait bien.
Premièrement, avez-vous visité la page d’Olivier Cointre ?
Elle raconte de jolies histoires d’usines, de savoir-faire et de production. Quand on les lit, on comprend comment s’entremêlent les sagas d’entreprises avec celles des familles qui les initient et des territoires qui les accueillent.
De ce goût pour l’écriture, Olivier a fait une activité et un site : ILEUFUUS pour « Il était une fois une usine ».
Afin de vous donner envie de parcourir ses textes, je vous en partage un qui me touche plus que d’autres. Il parle d’un coin du #Cantal, mon département d’origine, que je connais bien.
Bonne lecture.
« Perchée sur son promontoire volcanique, la ville de Saint-Flour est souvent saluée pour son patrimoine historique et sa gastronomie. Pourtant, dans la zone d’activité de Rozier, c’est un tout autre type de patrimoine qui se perpétue. Celui de la haute maroquinerie. Ainsi, l’usine, historiquement liée au Groupe Fleurus, représente l’un des fleurons industriels du département. Cette-dernière transforme des peaux brutes en objets de luxe convoités dans le monde entier.
Fondée en 1942 à Saint-Flour par Pierre Laval, l’entreprise familiale est spécialisée dans la fabrication de bracelets de montres en cuir. Fleurus est devenue, au fil des décennies, un acteur reconnu de la transformation du cuir. De plus, un acteur de la fabrication d’articles destinés notamment à l’horlogerie-bijouterie. L’usine s’inscrit dans une histoire industrielle qui mêle savoir-faire artisanal, exigences de la filière luxe et évolution constante des outils de production.
Cependant, avec le temps, l’entreprise s’est structurée en groupe et développe plusieurs implantations. Ainsi, Fleurus et sa filiale VULCACUIR emploient près de 750 salariés en France, répartis sur les sites de Saint-Flour, dans le Cantal, et de Vichy, dans l’Allier.
Le site sanflorain travaille pour les maisons de #luxe parisiennes et les horlogers suisses les plus prestigieux. La fabrication d’un bracelet de montre haut de gamme pour Hermès nécessite jusqu’à 60 opérations manuelles différentes.
Un rôle clé !
En effet, l’usine joue un rôle clé dans le tissu économique local. La manufacture emploie une majorité de femmes, offrant des carrières stables dans la région. L’histoire de Fleurus est celle d’une résilience patiemment construite. Alors que le marché du luxe connaît une croissance continue, l’enjeu pour l’usine et sa dirigeante, Cécile Laval, petite-fille du fondateur : maintenir ses standards de qualité. Tout ça en attirant une nouvelle génération de salariés.
En somme, l’usine de Saint-Flour est la preuve vivante que l’industrie française a de l’avenir, à condition de miser sur ses principales richesses. C’est à dire sa province, ses entreprises familiales et sa sagesse populaire.
« L’usine Fleurus, située dans la zone d’activité de Volzac, est fermée depuis une vingtaine d’années. Elle est remplacée par un site plus moderne installé à Rozier, toujours sur la commune de Saint-Flour. » »