Sur le solaire, la stratégie ralentit le rythme des appels d’offres mais maintient une trajectoire ambitieuse. Malgré des surcapacités qui « entraînent les prix vers le bas sur le marché de gros, ce qui augmente le coût du soutien public aux parcs solaires ».
L’éolien terrestre voit ses ambitions revues à la baisse, avec priorité au renouvellement des parcs existants. L’éolien en mer est décalé.
Le nucléaire, pilier du mix français, sort renforcé. L’objectif de production est relevé. On ne parle plus de fermeture de centrales, mais d’ouverture de 6 EPR2.
Une planification énergétique critiquée par les experts
Selon Les Echos d’hier, pour en arriver là, « le gouvernement s’est livré à un exercice d’équilibriste ». Et c’est bien le problème selon brechet yves.
Cet ancien Haut-Commissaire à l’énergie atomique, membre de l’Académie des sciences, s’exprimait le 13 janvier dernier au micro d’Anne Rosencher, pour L’Express.
Selon lui, la façon dont l’État planifie ses investissements énergétiques via la PPE n’a rien de pragmatique. Elle serait une sorte de négociation politique (idéologique, en fait) entre partis et lobbies, faisant fi des rapports émis par :
• L’Académie des sciences,
• L’Académie des technologies,
• Le Haut-Commissariat à l’énergie atomique.
Des institutions pourtant plus crédibles sur le sujet que les militants pro ou anti de chaque bord.
Selon Les Echos, « l’exécutif se cale sur les derniers scénarios énergétiques de RTE ». Et, comme le dit le premier ministre, il fallait bien sortir de l’incertitude.
Mais on est tout de même loin d’avoir fait un travail du type de celui que décrit Yves Bréchet dans cet extrait.
Le risque est une hausse importante du prix de l’électricité.
Rappelons que l’industrie, c’est de la matière transformée en produit à l’aide de technologies, de main-d’œuvre et d’énergie.
Il ne peut y avoir d’industrie quand l’énergie manque ou quand elle est trop chère.
« L’énergie, c’est la sève de l’industrie », comme le dit souvent Olivier Lluansi.
Voilà pourquoi la PPE « mériterait autre chose que des négociations d’arrière-cuisine », selon Yves Bréchet.