Aujourd’hui, la même Allemagne fait la leçon à la France en matière de réarmement.
Le Figaro du jour rapporte les propos de Johann Wadephul, chef de la diplomatie allemande.
Selon lui, Emmanuel Macron « évoque à juste titre tout le temps notre aspiration à la souveraineté européenne. Quiconque en parle doit agir en conséquence dans son propre pays. Les efforts déployés jusqu’à présent en République française sont insuffisants pour y parvenir ».
En résumé : les discours, c’est bien. Les budgets, c’est mieux.
Johann Wadephul l’a dit à la radio allemande : si la France veut une Europe puissance, elle doit d’abord agir chez elle.
Sous la pression des États-Unis et de Donald Trump, les pays de l’OTAN se sont engagés vers un objectif de 5 % du PIB consacré à la sécurité à l’horizon 2035.
L’Allemagne a récemment annoncé d’immenses investissements en la matière.
Afin de trouver le moyen de respecter ses engagements, Berlin appelle Paris à « faire des économies », notamment dans le domaine social.
L’Allemagne a prévenu qu’elle refuserait l’idée d’une mutualisation européenne des dettes pour financer l’effort de réarmement.
Bref, si on veut jouer le jeu, il va falloir faire les réformes que tous nos voisins ont faites. Et qu’on se refuse à faire depuis tant d’années. Soit on veut payer des retraites à 62 ans et étendre les congés paternités, soit on veut acheter des munitions à nos troupes… Semble dire le ministre allemand.
Autre solution : arrêter les grands discours et se résoudre à se comporter comme une puissance mineure. C’est un peu humiliant, mais on en est là.