Bref, c’est le bon moment pour vous reparler un peu des retraites. Non non non, on n’en a pas déjà assez parlé. Les Français n’ont toujours pas compris, donc on va continuer à expliquer.
Commençons par rappeler que la bonne nouvelle d’un déficit moins important que prévu ne s’explique que par une chose : l’État a prélevé encore plus d’argent dans nos poches que prévu. Il n’a fait aucune réforme structurelle pour que notre système coûte moins et marche mieux.
Et notre Assemblée nationale a voté de nouveaux droits sociaux et de nouvelles dépenses, qu’on ne pourra pas se payer. Donc qui vont alourdir la dette.
Parmi ces dépenses, les plus grosses sont les retraites. Ce sont elles qui dévorent le gros des cotisations qu’on prélève sur le travail. Et donc elles qui participent à plomber la productivité des entreprises françaises.
Surtout des industrie. Bref, ne rêvez pas, il n’y aura pas de réindustrialisation sans réforme des retraites. Je sais, c’est triste.
Nicolas Dufourcq et Nicolas Baverez nous l’expliquent parfaitement ici.
On ne pouvait pas se payer la retraite à 60 ans de Mitterrand ni les 35 h de Jospin. Donc certainement pas non plus la suspension de l’insuffisante réforme des retraites à l’automne dernier.
Je sais, ça va en faire réagir plus d’un, mais c’est ainsi. Tout cela est mécanique et on va le payer cher.
Je sais que vous n’aimez pas lire cela. Merci quand même de m’avoir lu jusqu’au bout.
Je vous laisse maintenant m’engueuler et critiquer ces deux Nicolas. Je suis d’accord avec vous, le fait qu’ils partagent le même prénom est suspect. Ils doivent faire partie d’un complot.