Sécurité sociale : Nicolas Pomiès dénonce les dérives de l’étatisation

Ancien ouvrier devenu dirigeant mutualiste, Nicolas Pomiès estime que la Sécurité sociale fonctionnait mieux lorsqu’elle était gérée par les assurés sociaux. Selon lui, son étatisation progressive a contribué à déséquilibrer un système autrefois efficace.

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Nicolas Pomiès : La Sécu marchait très bien quand elle appartenait aux assurés sociaux. C’est son étatisation qui l’a déréglée.

Nous l’entendons partout, notre modèle social est malade. Ce qui a des impacts sur la perte de compétitivité de notre industrie.

Pourtant, la Sécurité sociale a été un des joyaux du système français. Elle a fonctionné de façon efficace pendant des années.

Nicolas Pomiès, vice-président de Mutuale, nous rappelle ici que c’est elle qui a permis la construction rapide d’hôpitaux après la guerre.

Alors, que s’est-il passé ? Comment cette admirable machine s’est-elle déréglée ?

C’est la question qu’on a posée à ce mutualiste engagé.

Nicolas Pomiès a commencé sa carrière comme ouvrier non qualifié. Son parcours est la preuve que l’usine est un formidable vecteur d’ascension sociale. Gravissant les échelons de la hiérarchie productive jusqu’à devenir cadre, puis dirigeant mutualiste, il a pu se faire une idée précise de notre système. De ses points forts et de ses dysfonctionnements.

Vous découvrirez, dans son témoignage, comment les réformes technocratiques successives voulues par l’État et l’Europe ont cassé un système qui fonctionnait.

Vous verrez aussi comment les fraudes fragilisent cet acteur clef de la solidarité nationale qu’est la Sécurité sociale.

Des fraudes qui ne sont pas toujours celles dont on parle tant dans les médias et qui nous impliquent, nous, assurés. Car, parce qu’elle n’a plus vraiment les moyens d’effectuer ses contrôles, les surfacturations, les prestations fictives, etc. se multiplient chez certains professionnels de santé.

Alors, les mutuelles comme Mutuale s’organisent pour prendre une partie de cette mission en charge.

Cette mutuelle ouvrière a été jusqu’à pousser la cohérence de ses réflexions dans tous les domaines.

Consciente que ce sont les cotisations sociales qui financent notre santé, elle martèle qu’il faut lutter contre la délocalisation. Car c’est parce que les usines sont parties qu’il n’y a plus assez de salariés pour cotiser. Et donc pour financer la Sécu.

Voilà pourquoi Mutuale a mis en place un parcours de soin madeinFrance. Elle s’est assurée que chaque étape privilégiait l’utilisation de matériels et de produits de santé fabriqués dans nos territoires.

Bref, vous l’aurez compris, on peut aussi faire avancer la cause de l’industrie en France en choisissant bien sa mutuelle.

La version intégrale de cet entretien est disponible sur la chaîne de podcast des Forces Françaises de l’Industrie. Disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

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