Nicolas Dufourcq : Les programmes des élections municipales promettent du bien-être. Mais ne parle pas d’économie, d’entreprises ni d’entrepreneurs.
Selon le président de Bpifrance, les élections municipales sont le reflet des contradictions françaises.
Depuis les années 1970, marquées par les mouvements de 1968, la France est entrée dans une civilisation du bien-être où l’économie n’est plus le sujet.
Pour les dirigeants politiques, la mission devient d’offrir de nouveaux droits à la population, sans se demander si l’économie permet de les financer.
C’est ainsi que l’on a augmenté la dette publique et les cotisations sociales pour financer ces droits.
Cela a fait peser des prélèvements importants sur les entreprises. Réduisant ainsi leur capacité à investir et donc leur productivité. Si bien que la désindustrialisation et la paupérisation de la société se sont accélérées.
Cela fait 50 ans que cela dure. Mais on continue à voter de nouveaux droits sociaux que l’on ne peut pas se permettre.
Il paraît que la France n’aura bientôt plus de munitions pour défendre ses alliés dans le Golfe contre les missiles iraniens ? Parce qu’on ne peut pas se les payer…
Parce qu’on a choisi de consacrer notre argent aux dépenses sociales.
C’est ce que je décris dans mon livre « Contes et légendes de la réindustrialisation ». Le tome 1 s’intitule « La France s’en va-t-en guerre en oubliant ses munitions ».
Cette vidéo est un extrait de l’émission Le Club Le Figaro Idée du 19 mars 2026.