Jean-Louis Borloo : comment une société de confiance pourrait faire gagner 120 milliards à la France

Pour Jean-Louis Borloo, l’excès de normes, de contrôles et de micro-management freine la France. Il appelle à redonner du pouvoir aux professionnels et à bâtir une société de confiance.

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Jean-Louis Borloo : « Si on laissait les professionnels faire leur boulot, ça coûterait 120 milliards de moins en normes, contrôleurs, inspecteurs ».

« Vous croyez que c’est en organisant The Voice de la politique, en choisissant celui qui a la meilleure punchline, qu’on va s’en sortir ? »

Excellente interview de l’ancien ministre par Élizabeth Martichoux, sur TF1. Regardez l’extrait.

« Il faut changer notre système qui est complètement désorganisé. Si le prochain président ne le fait pas, on n’ira nulle part. »

Qu’il est bon de voir Jean-Louis Borloo ressortir de sa retraite pour délivrer un message clair et positif. Pour s’en sortir, la France doit redevenir ce qu’elle était et cesser d’être ce qu’elle est devenue.

« Avant, nous étions un pays d’ingénieurs et de producteurs. Aujourd’hui, nous sommes un pays d’inspecteurs et de contrôleurs. »

Et pour le redevenir, il faut de la mixité dans les équipes dirigeantes. Il faut des gens de terrain, des professionnels qui connaissent les secteurs sur lesquels ils sont censés décider.

« Pardon, mais des médecins pour diriger l’hôpital, je ne trouve pas ça idiot. Depuis que les petits hommes gris de Bercy ont récupéré leur gestion, les hôpitaux sont passés de 5 % de frais de structure à 34 %. »

Les amis, c’est pareil pour le travail, l’entretien des forêts, la construction d’une crèche… « Les petits hommes gris » ont pondu des milliers de normes qui micro-managent et complexifient tout. Ils ont retiré le pouvoir de décision à ceux qui sont sur le terrain. C’est ça qui produit l’immobilisme qui nous frappe.

« Il faut revenir à une société de confiance. »

Allez, histoire d’agacer les grincheux, un parallèle avec la Suisse :
– Code du travail en France : plus de 3 000 pages.
– Code du travail suisse : 50 pages.
– Et devinez quoi ? Il y a plus d’accidents du travail chez nous que chez eux !

Parce qu’eux font confiance et responsabilisent. Nous, nous sommes dans la défiance, la trouille, l’ultra-contrôle et le micro-management.

Bref, il faut changer de mentalité, se refaire confiance et virer du pouvoir ceux qui ont peur et qui se méfient. On gagnera en efficacité. Que ce soit pour se réindustrialiser, pour accélérer nos transitions, reconstruire l’école etc.

Qu’en pensez-vous ?

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