« Je crains un déclin inexorable si on ne modifie pas en profondeur le mode d’organisation de nos actions politiques. »
Souvenez-vous de ce montage que nous avions diffusé il y a plusieurs mois sur nos chaînes.
Il reprenait les propos que Jean-Louis Borloo avait tenus devant le Sénat lors de son audition au sujet des agences de l’État et de leur efficacité.
Au moment où on va encore nous expliquer :
– Que la seule façon de réduire nos déficits, c’est de taxer plus les entreprises, les actionnaires et ceux qui investissent.
– Ou, pour ceux qui votent de l’autre côté, qu’il y a trop de fonctionnaires qui ne travaillent pas assez.
Rappelons-nous de ce que disait cet ancien ministre.
Le premier qui doit faire des efforts, c’est notre système !
Selon lui, la désorganisation administrative française nous coûte chaque année plus de 150 milliards.
Si on mettait une seconde de côté nos postures idéologiques pour regarder en face les dysfonctionnements criants de notre organisation ?
Si on s’occupait de l’éléphant dans la pièce plutôt que de chercher des boucs émissaires.
Qu’en pensez-vous ?
En ce moment ont lieu beaucoup d’universités d’été, dont celle du Laboratoire de la République de Jean-Michel Blanquer. Ces sujets y sont débattus. Les solutions sont déjà identifiées.
La seule chose qui manque encore pour les mettre en place, c’est un gouvernement qui ose.
Décidément, la valeur choisie par Patrick Martin pour la REF 2026 du Mouvement des Entreprises de France était la bonne : le courage.
Avant de voter, ne nous demandons pas ce qu’il faudrait faire. Mais qui aura le courage de le faire.