Julia de Funès : « À l’école, on a confondu exigence et élitisme ».

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Nouvelle manifestation de cette posture culturelle bien française qui fait tant de mal à notre société : l’égalitarisme.

On la voit à l’œuvre à l’école, comme le décrit ici cette philosophe.

On le voit aussi dans l’économie, qui n’est plus vue par une partie d’entre nous comme le moyen de créer de la valeur, mais comme un risque de créer des inégalités.

Ce mal, c’est la perte de l’exigence qu’implique l’égalitarisme.

Au micro de Dimitri Pavlenko, sur Europe 1, Julia de Funès explique qu’en raison d’un passé qui a eu, lui aussi, ses excès, en assumant sans vergogne les affres de l’autoritarisme, on est parti dans l’excès inverse.

Depuis des années, l’égalitarisme finit par interdire l’émancipation.

« À force de démagogie et de bons sentiments, l’exigence a fini par se faire passer pour une violence et la médiocrité pour une vertu. »

Parce qu’il considère que toute différence nuit à la cohésion,

Que l’expression d’un talent heurte,

Que le succès, scolaire ou entrepreneurial, doit être encadré pour ne pas frustrer parce qu’il crée des écarts qu’on nomme injustement inégalités.

La dernière oasis où l’ambition et l’exigence sont admises est le sport, rappelle la philosophe. Il démontre qu’il est possible de faire autrement.

On y trouve encore la volonté de se dépasser et le goût assumé pour les victoires.

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