La dérive de l’État-providence explique-t-elle la désindustrialisation ?

Pour Laurent Moisson, selon Nicolas Dufourcq, la dérive de l'État-providence, qui pèse sur les actifs et les entreprises, explique en partie la désindustrialisation de la France.

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Nicolas Dufourcq, patron de Bpifrance, qui voit dans la dérive de l'État-providence une cause de la désindustrialisation

Nicolas Dufourcq : La dérive de l’État-providence est l’une des explications de la désindustrialisation.

« Tout est lié ! » selon le patron de Bpifrance.

C’est le constat qu’il a fait lors de la discussion que nous avons eue ensemble pour le podcast des Forces Françaises de l’Industrie. Si vous voulez l’écouter en intégralité, elle est disponible sur toutes les plateformes d’écoute.

C’est en rédigeant ses deux ouvrages :

… Qu’il a pu voir le lien direct entre ces deux sujets.

L’État-providence augmente ses dépenses sans arrêt depuis le gouvernement Giscard.

Des dépenses qui augmentent bien plus vite que l’économie et la croissance fabriquées par les entreprises.

Alors, avec le temps, cet État-providence qu’il considère comme une bénédiction mais qui est hors de contrôle :

  • Prélève de plus en plus sur les actifs et les entreprises.
  • Étouffe ainsi l’économie, amoindrit la compétitivité des usines…

Si bien qu’elles investissent moins, embauchent moins, s’en vont plus et meurent plus souvent qu’ailleurs.

Selon lui, les politiques n’ont pas su contenir la demande infinie de la société civile qui veut toujours plus d’État-providence. On a voulu, nous les citoyens, avoir plus d’assistance et travailler moins.

Tout le problème est là, selon lui.

Depuis cette interview, nous assistons à une campagne présidentielle qui pointe beaucoup la responsabilité des élites politiques. Mais, dit Nicolas Dufourcq, ces élites ne font que porter les revendications d’un peuple qui ne voit pas que plus il demande de dépenses, plus il s’appauvrit.

Selon ce grand banquier, il y a donc une bataille culturelle à mener. Pour que les Français comprennent qu’il n’y a pas d’argent magique. Chaque droit social, chaque dépense de confort, c’est de l’argent qu’on va chercher :

  • Sur la fiche de paie de ceux qui trouvent la vie chère.
  • Dans les caisses des entreprises qui souffrent comme jamais.

Qu’en pensez-vous ?

C’est la faute aux élites et nous sommes victimes ?

Ou nous avons notre part de responsabilité parce que nous sommes capricieux ?

La discussion est ouverte !

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