97 % des Français sont pour l’industrie : « il va falloir choisir entre les usines et la paperasse »

Selon un sondage Ifop pour l’UIMM, 97 % des Français veulent faire de la reconquête industrielle un thème prioritaire de la campagne. Reste donc à convaincre les politiques de choisir entre les usines et la paperasse.

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Dessin d’enfants faisant la ronde autour d’une usine avec des pancartes « J’aime l’industrie »

Chers résistants, chères résistantes, chers soutiens.

À l’heure où les politiques les plus créatifs lancent leurs concepts les plus fumeux… Où certains se demandent si posséder quelque chose (et, pire, le transmettre) serait un vol. Où ces mêmes personnes semblent rêver d’une société où l’État contrôle tout et détient tout. Il pourrait ainsi appliquer son implacable justice : accorder ses grâces à ceux qui pensent comme il faut et punir ceux qui pensent mal…

… Plusieurs grands dirigeants ont pris la parole pour dire des choses un tantinet plus concrètes et réalisables.

C’est le cas d’Éric Trappier (Dassault Aviation / UIMM), auteur de la phrase que j’ai prise pour titre. Il a récemment accordé une longue et intéressante interview au Point (à consulter ici). C’était à l’occasion de la sortie d’un sondage exclusif Ifop-UIMM. Or ce sondage est extrêmement rassurant quant à notre cause préférée. Il est disponible sur le site de l’UIMM (cliquez ici).

Sondage Ifop-UIMM : 97 % des Français pour la reconquête industrielle

Il nous apprend que :

  • 97 % des Français veulent que la reconquête industrielle soit un thème prioritaire de la campagne ;
  • 86 % jugent la France trop dépendante de l’étranger dans ses filières vitales.

Là, lucides comme vous êtes, vous allez me dire que ça ne date pas d’hier. Nous, Français, disons depuis longtemps que nous sommes favorables au retour des grues et des usines. En même temps, nous exigeons de nos élus qu’ils votent des lois et des règlements qui les font fuir.

Nous ne sommes effectivement pas le pays de Bossuet pour rien : « Dieu se rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes ». Ainsi, il est aisé de trouver dans nos assemblées des personnes qui se disent pour l’industrie. Pourtant, elles prient nos législateurs de pourchasser fiscalement les rares investisseurs qui veulent encore y placer du capital.

Fiscalité, normes, apprentissage : les Français valident les recettes des industriels

Eh bien cette fois-ci, c’est différent ! Et c’est l’autre point important soulevé par Éric Trappier. En effet, les Français interrogés valident les recettes de l’UIMM et de nombreuses voix patronales pour redresser l’économie. Ils estiment souhaitable :

  • d’alléger la fiscalité (79 %) ;
  • de simplifier les contraintes réglementaires pour faciliter les projets industriels (82 %) ;
  • d’encourager massivement les jeunes à entrer en apprentissage et à choisir les filières scientifiques et technologiques (87 %).

Pourquoi ? Tout simplement parce que nos compatriotes ont compris à quel point les usines font du bien à leur territoire.

Biotech Dental Group : une usine qui fait du bien à son territoire

D’ailleurs, vous voulez voir le bien que fait un couple d’entrepreneurs et leur usine sur un territoire ? Alors venez au lancement de notre club FFI Provence, le 19 novembre au soir à Salon-de-Provence. Nous serons reçus par Philippe Veran et Olivia Veran Kenck sur le magnifique site de production de Biotech Dental Group. Ils en ont fait un des leaders mondiaux des implants et aligneurs dentaires. Inscription à la soirée FFI ici.

Pour mémoire, Philippe a créé 3 000 emplois en France. Il a aussi rapatrié à Salon-de-Provence la production d’une usine américaine qu’il avait rachetée. Pourtant, un dirigeant socialiste l’a accusé de manquer de patriotisme ! La réponse du patron de Biotech Dental Group a été un grand moment de remise en place de l’église au milieu du village.

C’était lors de la saison 1 du « Zucman show ». Cette comédie burlesque à la française mélange des choux fiscaux et des carottes économiques. Son message : on pourra continuer à faire n’importe quoi avec l’argent public, puisqu’on pourra toujours taxer les entrepreneurs qui réussissent.

Rencontrer un authentique résistant du made in France le 19 novembre

Bref, vous voulez écouter l’un des entrepreneurs les plus performants de sa génération ? Venez à la soirée FFI du 19 novembre. J’y serai avec Gilles Attaf, président d’Origine France Garantie et cofondateur des FFI. En plus de notre soirée habituelle (cocktails et intervention de Philippe), nous visiterons son usine. Vous ferez aussi la connaissance de notre nouveau franchisé FFI, Florian Dublange. Il prend le relais de Raynaut Escorbiac comme ambassadeur FFI de la région.

Je ferme ici cette parenthèse autopromotionnelle. En effet, il faut bien capter comme on peut l’attention de ceux qui nous financent : les membres de nos clubs ! Je reviens donc sur l’étude UIMM et l’analyse du PDG de Dassault Aviation. Selon lui, les industriels comme Philippe Veran sont aujourd’hui très bien vus et très écoutés par le grand public. Et ça, c’est très bien.

Choc de simplification : « On prend le TGV pour fabriquer des normes »

Mais, rappelle Éric Trappier, cette lucidité des Français n’a pas encore atteint nos représentants politiques. Même la retraite par capitalisation devient populaire ! Les élus, en revanche, semblent toujours engoncés dans un semi-déni. Il leur permet à peine de dire, et jamais de faire.

Ainsi en est-il du tant annoncé « choc de simplification ». Il n’a pas choqué grand monde ni simplifié grand-chose. Au contraire, déclare l’industriel : « On prend le TGV pour fabriquer des normes et l’omnibus pour les simplifier ! »

Normes : Bruxelles, l’État et les collectivités locales

Et ce, à tous les étages. L’Europe se surpasse en matière de surproduction réglementaire. Mais l’État français ne veut surtout pas se laisser distancer : il lui dispute le leadership kafkaïo-shadokien. Quant aux collectivités locales, certaines ne sont pas en reste, rappelle le patron de l’UIMM. Certaines seulement, car nous avons toujours un petit faible pour les collectivités locales, aux FFI.

Nous rejoignons d’ailleurs le discours de Jean-Louis Borloo : ce sont elles qui prennent généralement les décisions les plus pertinentes. Parce qu’on est toujours plus lucide quand on est à portée d’engueulade. Jean-Louis Borloo sera avec nous le 8 décembre à Strasbourg, pour la 2e étape de la tournée FFI / Origine France Garantie dédiée aux entreprises familiales et à leur transmission (inscription ici).

Jean-Louis Borloo sera l’invité d’honneur de l’événement FFI – OFG « Entreprendre en France » le 8 décembre à Strasbourg.

Des usines plutôt que de la paperasse

Mais voilà, même au ras du sol, certains sont capables de partir dans les cieux idéologiques, rappelle Éric Trappier. « Il n’y a qu’à écouter le témoignage d’Olivier Andriès, patron de Safran. » Ce dernier a eu toutes les peines du monde à implanter une usine dans des collectivités dirigées par des maires écologistes.

« On nous répond que (réduire les normes) mettra des fonctionnaires au chômage à Bruxelles. Mais je préfère que l’on embauche des ouvriers et des techniciens pour fabriquer des biens industriels sur notre territoire plutôt que pour produire de la paperasse », a-t-il lâché devant les journalistes du Point.

Moins d’industriels, moins d’État

Et à la question « oui, mais il faut bien réduire le déficit budgétaire » ? Le président de l’UIMM a répondu le plus simplement du monde. C’est aux gouvernants de présenter des budgets à l’équilibre et de tailler dans leurs dépenses inutiles. Ce n’est pas aux entreprises de payer pour leur laxisme budgétaire.

« Les responsables politiques pensent qu’en augmentant les taux de taxes ils rempliront les caisses. C’est l’inverse qui se produit : ils affaiblissent les industriels. Et s’il y a moins d’industriels, il y a moins de cotisations fiscales, moins de cotisations sociales, et, à la fin, moins d’État ! »

En réalité, ça, on le sait depuis des décennies. Pourtant, malgré la chute du mur et les crises grecque, suédoise, italienne, espagnole ou portugaise, rien ne change. Nos politiques pensent toujours qu’on peut promettre éternellement des sommes qu’on n’a pas à ceux dont on désire les suffrages.

Les Français ne croient plus aux fables

Seulement voilà… De plus en plus de nos compatriotes comprennent qu’on leur a raconté des fables pendant bien trop longtemps. Ils comprennent :

  • que ceux qui se font passer pour généreux en distribuant l’argent des autres finissent par nuire à ceux qu’ils prétendent aider. Car les sous pris sur les fiches de paie et dans les caisses des entreprises ne sont pas les leurs ! D’ailleurs, combien d’ouvriers votent encore pour les partis qui prétendaient les défendre ?
  • que les industriels restés en France sont bien plus sincères et clairvoyants que les économistes de plateau. Eux savent ce qu’il faudrait faire pour faire revenir les usines.

Ceux qui veulent refaire de la France un pays qui produit, cultive, innove et construit sans écouter les chefs d’entreprise ont démontré leur incompétence. Cela fait 40 ans. Il était temps que l’opinion s’en aperçoive. Or cette étude montre que la prise de conscience est bien avancée. Merci donc à l’UIMM de l’avoir diffusée, et à son président de s’exprimer si clairement.

Par Laurent Moisson

Nos prochains événements

Paris, 12 novembre : la soirée FFI x Origine France Garantie

Comme chaque mois de novembre, la soirée parisienne des FFI a lieu pendant le MIF Expo, le Salon du Made in France. Rendez-vous le 12 novembre chez Tonton Becton. Ce restaurant fleure bon la valorisation du travail de nos éleveurs et agriculteurs, chère à notre collectif « souveraineté alimentaire » (Forces Françaises de la Gastronomie). Comme tous les ans, nous coorganisons cet événement avec la certification Origine France Garantie. Dépêchez-vous, il n’y a que 100 places. Inscriptions ici.

Provence et Auvergne : deux soirées en région

Par ailleurs, nous lançons notre nouvelle franchise provençale le 19 novembre chez Biotech Dental Group (inscriptions ici). Nous avons aussi le plaisir d’annoncer la reprise des soirées FFI Auvergne, le 17 novembre à Clermont-Ferrand. Notre parrain Xavier Omerin (Groupe Omerin) sera présent. J’y serai aussi, muni de mon drapeau auvergnat. Inscription ici.

Club FFI Invest : prochain pitch le 26 novembre

Enfin, n’oubliez pas notre collectif de business angels animé par Raymond Boch. Le Club FFI Invest organise son prochain pitch d’investissement le 26 novembre à 18 h. Pour vous inscrire, écrivez à raymond.boch@outlook.com. Plusieurs levées de fonds sont encore ouvertes : COSMYX, Austral Dx et la Revue L’Audace (deuxième tranche).

Nos autres événements sont ici.

Je vous signale aussi que les clubs FFI Isère et Rhône-Alpes organisent un événement passionnant sur les métaux critiques. Mais les inscriptions sont closes. Voilà, c’était juste pour vous frustrer un peu ! Et pour rappeler qu’Émilie Le Douaron fait un excellent travail d’animation sur son club FFI de Grenoble.

Pour devenir membre FFI et nous soutenir (ben oui, on a besoin de soutien), c’est là.

À bientôt pour de nouvelles bonnes nouvelles.

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