« Les électeurs français ont conscience de ce qui ne va pas. Mais quand on leur demande de faire des efforts, ils bloquent. Pour des raisons légitimes. »
Extrait de ma conversation avec Erwan Le Noan. Retrouvez-la en intégralité sur la chaîne de podcast des Forces Françaises de l’Industrie.
Selon lui :
- On a tellement promis que les choses allaient changer à la suite de réformes…
- Ces réformes ont été tellement survendues dans leurs effets et tellement légères et vidées de leur sens dans leur réalité.
- Que les Français ne croient plus en la capacité des réformes à changer les choses.
Et comme le système est bloqué par l’excès de normes, de règlements, de structures, de précautions, d’interdictions…
Et comme le travail est trop ponctionné par les cotisations sociales, à tel point qu’il ne paye plus…
… Alors, ils savent que s’ils perdent une allocation, un avantage financier, ils ne parviendront pas à le compenser par une rémunération supplémentaire en travaillant plus.
Voilà comment on crée de la désespérance, de la révolte et de la rigidité.
C’est ainsi que les sociétés se bloquent et ne s’adaptent plus que par à-coups violents, qu’on appelle des révolutions.
La révolution est à l’évolution sociale ce que le tremblement de terre est à la tectonique des plaques.
Quand deux plaques tectoniques ne peuvent pas coulisser en souplesse parce qu’elles sont bloquées, elles restent immobiles jusqu’à s’ajuster d’un coup. Et cela détruit tout.
Qu’en pensez-vous ?