Numérique : pourquoi les acheteurs français préfèrent-ils les Américains aux startups françaises ?

Pour Laurent Moisson, un biais culturel pousse les acheteurs français à préférer les solutions américaines, un complexe qu'Alexandre Zapolsky (Linagora) combat au quotidien.

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Ce que font les Américains dans le numérique sera toujours mieux que ce que font nos startups.

C’est ce que pensent visiblement encore beaucoup d’acheteurs français.

Voici un extrait de la conversation que j’ai eue avec Alexandre Zapolsky, fondateur de l’éditeur de logiciels Linagora. Vous pouvez retrouver sa version intégrale sur la chaîne des Forces Françaises de l’Industrie. Elle est disponible sur toutes les plateformes de podcasts.

Ce qu’il y raconte est très éclairant sur un biais culturel qui s’est développé dans la sphère économique en France. Particulièrement dans le numérique. Une sorte de complexe d’infériorité par rapport à ce que font les GAFAM.

Alexandre Zapolsky conteste ce point. Non seulement il le conteste, mais il le combat au quotidien. Comme beaucoup d’autres que nous avons décidé de rassembler au sein des Forces Françaises de l’Industrie.

Comme il l’explique ici, la souveraineté numérique comme industrielle, ça ne se décrète pas, ça se construit. Et la dépense publique doit jouer un rôle important dans cette reconquête.

On a vu récemment que certaines administrations, certaines collectivités, certains ministères avaient compris le message et faisaient des efforts pour acheter français. Ou au moins européen.

Mais il y a encore beaucoup à faire.

Nous saluons au passage le fait que François Abella, président de MADCRM, et quelques autres nous aient rejoints. Ils sont venus nous apporter leur aide dans nos travaux sur la souveraineté numérique.

Beaucoup d’autres adhésions sont en cours. Notre collectif FFI va donc pouvoir bientôt prendre la parole de manière bien plus forte sur ce sujet.

Si vous voulez rejoindre nos clubs, c’est le moment.

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