J’ai signé la pétition pour un référendum sur la protection de l’industrie française. Et vous ?
Natacha Polony, Arnaud Montebourg, Pierre Gattaz, Henri Guaino, Olivier Lluansi, Gilles ATTAF (co-fondateur des Forces Françaises de l’Industrie) ont été rejoints par de nombreuses autres personnalités françaises.
Ensemble, ils ont lancé un appel à l’organisation d’un référendum constitutionnel pour instaurer une préférence française en matière d’industrie.
Parce que non, la France n’est pas en train de se réindustrialiser, écrivent-ils. Elle décroche.
« En France, alors qu’une voiture sur deux était fabriquée sur le sol national au début des années 2000, ce n’est plus qu’une sur cinq aujourd’hui ». La moitié des usines du secteur auraient fermé en 30 ans.
Même dynamique dans bien d’autres secteurs stratégiques : la chimie, la sidérurgie, le textile…
Pour les signataires, ce déclin est systémique. Il touche la formation, l’investissement productif, l’innovation comme la maîtrise des chaînes de valeur.
Il résulte de plusieurs facteurs conjugués :
– Absence de vision des dirigeants,
– Affaiblissement du patriotisme économique,
– Règles européennes de concurrence,
– Libre-échange dogmatique,
– Coût de l’énergie,
– Extraterritorialité du droit américain,
– Dumping chinois.
Face à cela, la France a les moyens d’agir, clament les signataires. Elle commente, analyse, mais ne le fait pas.
» « Rien n’est possible », entend-on. De sommet Choose France en proclamations sur la « fin de la naïveté », de critiques de Shein en refus de la Commission européenne, le pouvoir politique alimente la défiance. »
La colère, même. Car plus personne ne peut supporter l’impuissance dans laquelle notre système s’est lui-même mis.
Le réflexe de nos gouvernants consiste à agir en Europe. Mais avec des pays membres qui ont démontré qu’ils ne jouaient pas le jeu, le « made in Europe » ne rassure plus personne.
Il en est de même sur le mirage de la croissance verte : « Accélérer la transition écologique sans maîtriser les technologies, sans structurer les filières et sans disposer d’une énergie décarbonée compétitive revient à offrir un immense avantage à la Chine. (…) Tout en portant le coup de grâce à nos propres fabricants. »
Pourtant, « des leviers existent en France. La commande publique, qui représente environ 8 % du PIB, est un outil décisif. Elle devrait bénéficier en priorité aux TPI, PMI et ETI ancrées dans les territoires, plutôt qu’être orientée vers les grands groupes exportateurs. »
Et il est possible d’imposer une préférence nationale assumée par référendum.
Afin « de redonner à la puissance publique les moyens de protéger les intérêts des citoyens. C’est pourquoi nous appelons à l’organisation d’un référendum constitutionnel, seule voie légitime pour inscrire durablement ce principe au cœur de notre Constitution. »
J’ai donc signé, au milieu de milliers d’autres anonymes. À vous de jouer.