« La France est bloquée. On a l’impression d’être dans un embouteillage où chacun déteste son voisin. »
Jean-Louis Borloo était sur BFM il y a quelques jours dans l’émission de Sonia Mabrouk.
Lui et les mécanos de la République seront avec les Forces Françaises de l’Industrie à Strasbourg le 8 décembre prochain. L’événement est gratuit. Inscriptions sur notre site.
Comme lors de notre événement de Lille, on y parlera du rôle des entreprises familiales dans la réindustrialisation de nos régions. De l’importance de protéger leur transmission de la rapacité de ceux qui veulent assécher leur trésorerie pour boucher le puits sans fond de notre modèle de gouvernance.
Aller chercher plus d’argent dans la poche des Français qui bossent et investissent ? « Ça ne sert à rien ».
Car, selon Jean-Louis Borloo la désorganisation folle de notre modèle coûte entre 80 et 120 milliards. Alors pas besoin d’aller chercher encore plus d’argent dans les poches de ceux qui travaillent et investissent encore en France.
Éliminez les doublons, donnez une gouvernance stable et vous simplifierez la vie des fonctionnaires, des élus, des entrepreneurs, etc., tout en consommant moins d’argent public.
Pour Jean-Louis Borloo, la racine du mal est que le modèle français est fondé sur la méfiance. Alors, on veut contrôler, on empile les normes, les réglementations… jusqu’à ce que plus rien ne fonctionne. Il faut donc remettre ce modèle à plat.
C’est la thèse de mon livre « Contes et légendes de la réindustrialisation » (tome 1 en librairie et sur notre site). Le sujet n’est pas d’accuser les autres. (Quand on est entrepreneur, on accuse les fonctionnaires de coûter trop cher. Quand on est fonctionnaire, on accuse les entrepreneurs de ne pas payer assez d’impôts.)
Il faut arrêter de chercher des coupables et réformer ensemble le système.
Le contre-modèle qu’il propose a été celui proposé par le général de Gaulle dans son dernier référendum.
Il sentait que les corporatismes et les manœuvres des technocrates étaient en train de ronger l’organisation centralisée de la Ve République. Il a donc proposé une organisation fédérale où l’on rapproche le pouvoir du terrain. Que chaque décideur soit à portée d’engueulade, joue son rôle et prenne ses responsabilités.
Cela permettra de retrouver une diversité des profils au lieu de subir la consanguinité du modèle actuel.
Un exemple ?
« Confier dès demain le logement et l’urbanisme aux territoires – la Bretagne aux Bretons, la Corse aux Corses, la Savoie aux Savoyards – et supprimer les règles nationales. En 18 mois, il y aurait des grues partout et la construction, 6 % du PIB, redémarrerait. »
Aujourd’hui, « il faut 42 autorisations pour construire une résidence de 50 logements ». Donc on n’y arrive pas.
Bref, si vous voulez l’entendre, venez le 8 décembre aux FFI, à Strasbourg. Inscription gratuite sur le site. Dépêchez-vous. Les places sont limitées.