Arnaud Montebourg : Attaquer les permis de construire en France est devenu un business pour les associations.

Pour Arnaud Montebourg, les recours contre les permis de construire et les pressions locales alimentent la crise du logement. Il plaide pour confier leur attribution aux préfets plutôt qu'aux maires.

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Nouvel extrait de l’indispensable épisode de Thinkerview dans lequel Arnaud Montebourg et Olivier Lluansi sont passés. (Lien vers l’intégralité de l’interview en commentaire).

Répondant à un internaute passablement énervé par l’immobilisme dans lequel est plongée la France et prétendant qu’il faut tous les virer… Arnaud Montebourg a répondu comme il se doit.

« Quand j’entends “ils sont tous nuls”, je crains une faiblesse d’esprit ». Certes, « nous avons dans l’élite française des gens très intelligents qui sont capables de faire ensemble beaucoup de conneries ».

Mais « ça n’est pas en robespierrisant la politique qu’on y arrivera ».

Pour illustrer son propos, l’ancien ministre devenu entrepreneur a pris l’exemple de la crise du logement. Elle existe en France depuis des décennies et aucun président n’a réussi à y mettre fin.

Pourquoi ? Notamment du fait de la population locale qui fait pression sur les maires pour qu’il n’y ait pas trop de constructions chez eux.

Doublée d’un certain nombre d’associations professionnelles qui, sous des prétextes idéologiques, tirent profit des attaques qui bloquent les promoteurs.

Il faut donc, selon lui, retirer le pouvoir d’attribution des permis de construire aux maires pour le mettre dans les mains des préfets. Eux sont à l’abri des pressions des administrés que nous sommes.

Cette décisions règlerait ce problème sans demander une révolution.

Parce qu’en fait, c’est un peu ça notre problème… Nous nous plaignons collectivement de situations que nous engendrons souvent par nos attitudes individuelles.

C’est tout le propos de mon livre Contes et légendes de la réindustrialisation, disponible dans toutes les librairies.

Les élus ont leurs responsabilités. Mais nous, citoyens, aussi.

Qu’en pensez-vous ?

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