L’avis de Pierre Gattaz sur les excès de protection qui finissent par nuire à ce qu’ils veulent défendre.
Comme tous les patrons d’ETI, Pierre Gattaz a dû faire face à de terribles crises.
Des crises qui l’ont incité à faire ce que les patrons détestent le plus : réduire leurs effectifs. Licencier.
Ces décisions sont parfois la seule façon de sauver une entreprise. Et de lui permettre de continuer son activité avant de recommencer à embaucher.
Le plan social qu’il a effectué il y a 20 ans, a mis 18 mois à s’appliquer. C’est 6 à 12 fois plus que pour ses concurrents internationaux. Radiall en est sorti épuisé.
Bilan, son entreprise a mis plus de temps à repartir, à retrouver sa rentabilité, à réinvestir et à embaucher à nouveau.
Selon lui, il faut effectivement encadrer les choses et éviter que certains patrons mal intentionnés fassent n’importe quoi.
Mais le niveau de défiance qui existe en France vis-à-vis des patrons qui doivent prendre de graves décisions est tel qu’il contribue, selon lui, à en décourager beaucoup. À leur faire penser qu’on ne peut plus faire d’industrie en France. Et qu’il faut donc aller en faire ailleurs. desindustrialisation.
Sans prôner un ultralibéralisme, trop loin de notre culture, Pierre Gattaz évoque ici la flexisécurité. Comme dans certains pays d’Europe du Nord.
Est-ce souhaitable ? Est-ce compatible avec notre culture sociale ?
Votre avis nous intéresse !